22/01/2020  |  5294 chroniques, 171 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 15/01/2020 à 17:55:02
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The Others

The Others
Vertigo - 2005

A première vue, The Others semble n'être qu'un n-ième groupe de post-punk de plus, composé d’un curiste, et de trois rockers plus ou moins classes, plus ou moins crades. Groupe londonien venu puiser dans le punk et la new-wave, on peut dire qu’ils sont arrivés au bon moment ! Ce savant mélange de styles et de tribus profite à l’industrie du disque en cette année 2005. Qui plus est, il paraîtrait qu’ils feraient avec d’autres le retour du rock !!! Non mais, et The Strokes, nom de Dieu ! Serais-je tout seul aujourd’hui à leur vouer un culte ? Oui, je crois.

The Others apparaissent comme des outsiders. Pourtant, on ne les rangera pas aux côtés des Bravery ou autres semblables consternants de médiocrité. On sent du vrai dans tout cela. On les trouve sur Vertigo, label de Black Sabbath ou de groupes récents comme Razorlight, The Black Velvet ou même Carl Barat.

Sur la pochette de l’album éponyme, on remarque que The Others possède une identité graphique ou visuelle impropre. En témoignent les titres des chansons dont la police lorgne sur celle de Mylo ou des méconnus Futureheads. La jaquette est de A à Z un foutoir… On ne la comprend pas. Remarquez, c’est assez dissuasif à l’achat. The Others est ainsi un groupe non-commercial !

A première écoute, leur premier album sonne très punk. La voix de Dominic Masters est écrasée dans le micro tout au long des onze morceaux. Il est inutile d’énumérer chaque chanson, on trouve des chansons-type, dites modèles. Les autres chansons leurs sont proches. Mais bon, faisons un petit inventaire. Première étape : Lackey. La basse de Johnny Others, qui est notre curiste, rejoint la batterie. Elle sonne gras et est proche du son de la guitare de Jimmy Lager qui ne la rejoindra que vingt secondes après pour ponctuer cet ode de petits arrangements mélodiques. William est un des singles je crois. Malheureusement il est un peu soupe, il est minimal serious, un vent de Californie souffle dessus. Almanac s’en tire très bien. Elle débute sur des airs de déjà-vu... The Stooges. Les ponts ont l’air d’être signés par Steve Jones, guitariste des Sex Pistols. Stan Bowles est un morceau ambigu qui donne un autre ton à l’album. C’est le genre de chanson qui vous fait oublier la superficialité du rock et qui vous donne la rage à l’écoute. Là aussi la basse est l’instrument roi. Johan est peu-être l’une des plus tranquille mais aussi la plus surprenante. Cela sent à fond le Brighten The Corners des Pavement. Après deux minutes d’écoute, des breaks délicieux énergétiques m’ont conquis. Southern Glow est assez dansante, dans l’esprit des autres chansons.

Après réécoute, on obtient un album pas si homogène que cela. Des morceaux incisifs à l’image de Stan Bowles vont sûrement trouver preneur.

The Others est certes un groupe sous-classé, mais qui détonne pourtant et peut renvoyer se coucher certaines personnes peu prêtes à tolérer cette nouvelle vague marquée par les Editors, Kaiser Chiefs ou autres Robocop Kraus. Prêtons-y attention et ne devenons pas vieux cons à force de répéter : De mon temps c’était mieux avant !


www.letskilltheothers.org
www.vertigorecords.co.uk

chronique publiée le 20/08/2005


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