22/09/2019  |  5233 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 21/09/2019 à 11:27:25
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Skull Ring

Iggy Pop
Virgin / EMI - 2003

Avec son précédent album, Beat ‘em up (sorti en 2001), Iggy Pop semblait avoir décidé de produire une sorte de Hard Rock banal, bien aidé par son groupe de scène, The Trolls. Deux ans plus tard, deux nouvelles faisaient espérer les inconditionnels de l’inventeur du Metallic KO : tout d’abord, la reformation des Stooges pour une série de concerts lucratifs dans les festivals mais surtout la participation des frères Ron et Scott Asheton sur le nouvel album Skull ring ! Tout cela était plutôt de bon augure…

Las, sous la pression du business et à cause de son désir de vendre des disques pour assurer sa retraite, l’Iguane a fait de l’œil aux exécrables (mais très vendeurs) Sum 41 et a rappelé son groupe de baloche Hard FM, The Trolls, pour six titres insipides. Au risque de se brouiller avec le leader des Trolls, le guitariste Whitey Kirst, il aurait fallu oser un disque entier avec Ron Asheton à la basse et à la guitare, Scott Asheton à la batterie et Iggy Stooge au chant… On se retrouve donc avec seulement quatre titres enregistrés avec les Stooges : Little electric chair - excellent -, Skull ring - basique et pompé sur un riff archi connu-, Loser et Dead rock star, le même morceau avec des paroles différentes… Si le son est là et ravira les fans des Stooges, l’inspiration est donc aux abonnés absents… D’où l’« intérêt » de faire appel à Sum 41 pour un titre de Hard FM, à Green Day pour deux morceaux de punk light (dont un pompage quasi intégral de The Passenger) et - ouf ! - à Peaches pour une bonne reprise de Rock show et un Motor Inn honnête. Pourquoi n’avoir pas plutôt contacté les BellRays ou Zen Guerrilla pour composer et jouer des titres de maximum rock & soul voire les Datsuns pour quelques titres de rock high energy ? Sans doute sont-ils trop méconnus aux USA…

On se retrouve donc avec un album légèrement meilleur que Beat ‘em up (difficile de faire pire, il est vrai), une sorte de patchwork constitué de morceaux disparates et inégaux destinés aux radios commerciales. Quand on pense qu’Iggy n’a pas retenu la proposition de Jack White des White Stripes de produire un album entier des Stooges avec lui-même à la basse et à la composition de plusieurs morceaux… Quel gâchis ! Espérons que ce n’est que partie remise.


www.iggypop.com

chronique publiée le 10/10/2003


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