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Dee Lorelei

Dee Lorelei
Running Water Music - 2003

Après un premier effort sous l’imprononçable nom de Mudl’ Rapture, le jeune groupe clermontois Dee Lorelei vient de faire paraître un album prometteur. Comme leurs amis de Kunamaka, cette bande de musiciens semble être sérieusement perturbée, on pourrait même parler de « pèt’ au casque ».

La plupart des atmosphères dégagées par les morceaux de Dee Lorelei sont inquiétantes et troubles ; on se croirait plongé dans une scène dirigée par le cerveau génialement malade de David Lynch. Peu avares en cassures de rythme et en changements de style, les morceaux de Dee Lorelei semblent faits pour dérouter. On passe en effet d’une ambiance arabisante à une tentation rock assumée en faisant un arrêt sur la pop (le bouleversant titre Lone et son violoncelle), le rock progressif ou le metal spatial.

Au détour d’un énième bouleversement sonore, on croit pouvoir déceler quelques influences de Dee Lorelei. Les bandes originales de films, la manière de chanter de Jeff Buckley, la musique classique, les expérimentations électroniques semblent passionner ce groupe désireux de surprendre l’auditeur. L’effet est garanti car, en plus, la voix de David Roche est capable de passer d’inquiétantes intonations graves à des sommets aigus en un rien de temps.

Tout cela donne à cet album un coté protéiforme et original qui tranche singulièrement avec les insipides soupes qu’on nous sert trop souvent.


deelorelei.net
www.myspace.com/deelorelei

chronique publiée le 10/10/2003


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