17/09/2019  |  5229 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 01/09/2019 à 18:56:09
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Clap Your Hands Say Yeah

Clap Your Hands Say Yeah
autopoduit - 2005

Alors que l’on assiste de l’autre côté de la Manche au déploiement d’une nouvelle scène faite de néo-punks (je pense à The Others, Baby Shambles, The Paddingtons), "mouvement" qui peine un peu à se renouveler, il est peut-être plus judicieux de regarder de l’autre côté de l’Atlantique pour voir ce qui se trame. Nous avons été surpris en début d’année par les Canadiens d’Arcade Fire ? Jetons alors notre dévolu sur Clap Your Hands Say Yeah ! Eux, ils viennent des quartiers de Brooklyn, ils sont jeunes, leur album est autoproduit (normal donc que l’on en parle), mais on commence à les trouver aussi dans les pages du N.M.E. D'ailleurs, pour info, Wichita Recordings, qui accueille déja The Yeah Yeah Yeahs, The Cribs ou autres Bloc Party, s'apprête à les distribuer dès le mois de janvier prochain en Europe.

Dès la première écoute, on est surpris par le chant d’Alec Ounsworth : sa voix nasillarde, empreinte d’une maladresse touchante aux accents de David Byrne, ravira les pop-adolescents romantiques que nous sommes encore. Pour ma part, fan des inestimables Violent Femmes, je fus également surpris de retrouver le large spectre que proposait alors la voix de Gordon Gano. Je pense aussi aux Wire, mais bon, je dois être malade, je les vois partout…L’ambiance musicale, quasiment jamais statique dans chaque chanson, et la voix d’Alec Ounsworth, capable d’adopter des rythmiques asses folles, en font un coup de cœur pour cette année. En écoutant Heavy Metal, je pense aux Pixies (au niveau de la rythmique de la guitare et de la batterie), et l'harmonica y est aussi bienvenu que sur le Can’t Stand Me Now des Libertines. Il serait réduit de ne citer que Yann Tiersen pour l’instrumental Sunshine and Clouds (and everything Proud), qui dure une minute et qui colle la chanson suivante Details Of The War, assurant ainsi l'introduction d'une chanson Lou Reedienne. The Skin Of My Yellow Country, au tempo aussi poignant que les « Neighbourhood » d’Arcade Fire, réchauffe autant les membres que le cœur en cette période d’hiver. Elle reste pour moi la chanson tuerie de l’album. Vers la fin du disque, In This Home On Ice me déplait un peu, donnant la désagréable impression d'avoir déjà entendue quelque part (du côté de Radiohead ?). Elle montre aussi les limites de ce trio guitare-basse-batterie pourtant fort habile sur le reste de l’album. Ces New-Yorkais finissent par le très attachant Upon This Tidal Wave Of Young Blood. Le chanté bancal et l'esprit pop-foutraque y sont fort plaisants.

Les Clap Your Hands Say Yeah refusent ainsi de présenter un album monochrome pour signer en douze chansons l’aventure d’une bande de copains, visitant sans le savoir des décors certes déjà découverts mais pas encore complètement explorés.

A lire également, la chronique du concert de CYHSY aux Transmusicales de Rennes, en décembre 2005.


www.clapyourhandssayyeah.com
www.wichita-recordings.com

chronique publiée le 30/11/2005


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