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Orouni
autoproduit - 2006

Orouni, c’est une touche de Superflu et beaucoup de mélancolie. Orouni c’est une musique folk chantée en anglais. Orouni c’est la sensibilité d’un garçon de 24 ans seul derrière sa guitare et ses bidouilles électroniques (bandes passées à l’envers, sample de voix danoise…). Il chante la tristesse du monde ou sa tristesse intérieure avec une ironie et un détachement nécessaire pour éviter de tomber dans le pathos.
Orouni chante l’amour, celui qui part, celui qui fuit, en fait, celui que tout le monde préfère. Orouni pourrait être le petit frère de Will Oldham ou bien encore de The Strugglers. Orouni c’est un one-man-band qui chante la vie des gens, les chansons sentent la vie de tous les jours, le bar du coin, la baguette chez le boulanger, les légumes du marché, la pluie qui claque sur les vitres, les nuages gris qui laissent place aux éclaircies.
Orouni c’est une dangereuse sensibilité, c’est une voix à la limite du gouffre, c’est un chant susurré à l’oreille de l’auditeur. On a envie de lui dire que tout va bien, que la vie est belle parfois mais difficile souvent, qu’il faut faire avec mais jamais rester les bras croisés. Quand on écoute les huit chansons, on se sent bien, on est presque beau, on est presque mieux, on aime le monde, on a envie de repartir à la conquête d’un monde meilleur, c’est presque trop beau et pourtant il ne vous reste plus qu’à écouter Orouni et vous comprendrez pourquoi.
Dirigez-vous calmement sur son site Internet pour entendre sa musique. Chut, ne faites pas de bruit en entrant, merci !


www.orouni.net

chronique publiée le 19/03/2006


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