23/06/2018  |  5010 chroniques, 164 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 15/06/2018 à 11:45:12
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Full Color Breaks

Flore
Dark Fish Records - 2003

1) Maxi “Pump Up / Deadline Remix
2) CD mixé “Full Color Breaks

1) Flore n’avait que 7 ans quand est sorti le séminal Pump Up The Volume de MARRS, premiers pas de l’acid-house auprès du grand public. L’âge de raison ?
En tout cas, cela ne l’a pas empêché de remixer malicieusement ce titre, dans un style qui a gagné ses lettres de noblesse grâce à Fatboy Slim et aux Chemical Brothers, le breakbeat. Certes, celui-ci a peu évolué depuis Renegade Soundwave, mais il est important de noter la fraîcheur des productions du genre par rapport à la majorité des tracks électro, qui prennent pied dans le Bronx new-yorkais des années 80…
La face B Deadline Remix n’est autre qu’une retouche hard house d’un morceau de l’anglais Digital, proche du son de Chicago, dans lequel on peut compter les excellents Angel Alanis et Green Velvet.
Crade et progressif, l’influence de la scène free se fait sentir sur ce maxi néanmoins très accessible, qui devrait enflammer sans problème les dancefloors dans les mains expertes de sa génitrice. Un travail de précision effectué là par cette jeune femme, sélectionnée découverte du récent Printemps de Bourges.

2) Les bootlegs sont légion dans le breakbeat, comme en témoigne Full Color Breaks, excellente sélection haute en couleurs mixée par la lyonnaise. Ses choix ne souffrent en effet d’aucune faute de goût et ne manquent pas d’originalité. Ici, les années 80 et 90 sont de subtiles réminiscences, dont les samples s’avèrent être de sympathiques fontaines de jouvence. Les 2 Many Dj’s n’ont qu’à bien se tenir, la relève arrive !
Prince et Michael Jackson côtoient Eminem, qui fait lui-même la nique à Missy Elliott (IV My People) et Snap. Ça sent la sueur sur le dancefloor !
L’acapella du hit club de Shakedown At Night s’entrechoque avec le monstrueux Base 6 des frères chimiques, tandis qu’Orbital vient nous rappeler que le breakbeat est essentiellement une affaire anglaise, à l’origine de la jungle et de la drum&bass.

A l’écoute de ces deux documents sonores, on se dit que Flore a tout pour devenir une actrice incontournable de la dance-music française (au sens noble du terme), prenant le relais d’une Sex Toy (récemment décédée) ou d’une Chloé. Une productrice et une djette prometteuse, dont les références ne manquent pas, et qui prouve qu’à 23 ans, on peut être dans le coup sans pour autant tomber dans la facilité (suivez mon regard...).


www.darkfish.fr


chronique publiée le 09/06/2003


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