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Bande à part

Nouvelle Vague
Peacefrog - juin 2006

Second opus très attendu, après le carton du premier album, qui ouvrait le débat du « concept des reprises » de tubes des années 80. Entreprise courageuse ou opportunisme de renard des surfaces, Marc Colin a  néanmoins su transcender ce qui aurait pu vite tourner à un ridicule exercice de style d’un fan de Factory Records et autres néo-groupes « New Wave ».
Tout commence par Blue Monday de New Order, sussurée avec une voix diaphane que n’aurait pas renié Alison Statton avec sa reprise de Bizarre Love Triangle en 1989. Entre bossa sage et reprise osée, Blue Monday démontre si besoin est, que malgré (ou à cause) des boîtes à rythmes, la mélodie chère au quatuor mancunien demeure toujours un chef d’œuvre de mélancolie. C’est d'ailleurs bien là la grande force de Marc ; car au-delà de la facilité du « cover », Nouvelle Vague a su indirectement faire mouche en provoquant la nostalgie des trentenaires ou quadragénaires qui doivent constituer 90% des acheteurs potentiels. En reprenant Let Me Go des Heaven 17 ou The Killing Moon de Echo & The Bunnymen avec grâce et delicatesse, il se rapproprie des mélodies jusqu’à présent refoulées dans notre inconscient trop snob pour se remémorer. Ainsi, avec Bela Lugosi’s Dead de Bauhaus, l’album se drape de ses plus beaux atours en convoquant le clavier poussiéreux de Nico, un rythme thuriféraire ;  le tout dans une atmosphère hiératique.
Entre reprises ostentatoires et boutades bien senties (Putain putain de TC Matic), Bande à part porte bien son nom et pourfend sereinement tous les a priori


www.nouvellesvagues.com
www.myspace.com/nouvellevague
www.peacefrog.com

chronique publiée le 10/06/2006


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