19/02/2020  |  5308 chroniques, 171 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 18/02/2020 à 13:15:36
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Boomerang EP

Glasnost
autoproduit - 2006

Faisant suite à l’excellent Dead stars, Glasnost nous offre un EP sur lequel il pousse son labeur jusqu’à élaborer une musique plus variée, plus personnelle encore que sur ledit album.
Cette variété voulue par le groupe rapproche celui-ci d’une formation comme les Thugs ; il est d’ailleurs à noter que ce disque a été enregistré au studio Black Box, à Angers. Et c’est encore Michel Toledo - est-il besoin de rappeler le « palmarès » de cette figure populaire chère à la scène de notre pays ? -, qui fait office d’ingé-son. Toutes les conditions semblent donc réunies pour que l’on obtienne des titres de qualité supérieure et c’est bien évidemment le cas. Glasnost nous fait don de quatre bombes intenses et variées, ayant pour base une trame…power-pop, dira-t-on, même si ce terme semble réducteur envers la diversité proposée et vis-à-vis du constant souci qu’a le groupe de produire quelque chose de singulier et qui n’est du qu’à lui-même.

La surprise, ici, c’est l’intégration d’un piano, en plus de la capacité qu’ont les Saintais à développer un univers personnel, qui s’affine de façon très perceptible et sera amené à l’avenir à devenir une sorte de marque de fabrique, de patte personnelle du groupe. Mais cet univers, à n’en pas douter, Glasnost en fera très certainement un macrocosme évolutif, qu’ils viendront étoffer au gré de leurs idées. Pour l’heure, le résultat de leurs efforts est déjà somptueux et ces quatre titres augurent forcément d’un avenir radieux.
C’est d’ailleurs un tube en puissance qui inaugure le disque, ce Parasite alerte et enivrant, tellement accrocheur et efficient qu’on ne peut s’empêcher de l’écouter et le réécouter. Une véritable torpille qui arrache tout sur son passage, habile alliage entre puissance et mélodie, et qui se voit accompagnée par deux missiles power-pop, Striptease et 1994, et une dernière chanson constituant le parfait dosage entre émotion à fleur de peu et rage contenue, le superbe Sun is the killer.
Si la variété qui se dégage de ces titres est comme je l’ai dit le signe d’une évolution vers un univers personnel, on sent sur ces morceaux que Glasnost égale sans forcer des groupes comme Nada Surf, pour ses mélodies classieuses et magnifiques, et les Foo Fighters pour cette puissance de feu et le juste milieu trouvé entre quiétude et plages beaucoup plus virulentes. Mais, il faut le souligner, le résultat est signé Glasnost et ces morceaux accrocheurs à l’extrême, les Charentais ne le doivent qu’à eux-mêmes.

Encore une réussite éclatante, qui ne fait qu’aiguiser notre impatience et notre envie de connaître la suite.


glasnost.news.free.fr
www.myspace.com/glasnostband

chronique publiée le 18/11/2006


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