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Neon Bible

Arcade Fire
Barclay - Universal - 5 mars 2007

Avec son nouvel album Neon Bible, Arcade Fire offre onze morceaux absolument superbes à sa cohorte de fans basés dans le monde entier… Après avoir vendu plus d’un million d’exemplaires de son génial et précurseur album Funeral (qui a donné des ailes à une vague de groupes dans la veine « pop indé mélancolico euphorisante »), le groupe de Montréal s’est enfermé dans son studio/église pour écrire une passionnante suite de ses aventures.

Longtemps coupés du monde extérieur pour travailler nuit et jour à la création des titres aussi fulgurants que complexes, ne se souciant pas du commercialement correct - malgré la signature avec le géant Universal -, les huit musiciens composant Arcade Fire peuvent aujourd’hui être fiers de leur nouvel opus, vraiment très réussi… Parés d’arrangements aussi grandiloquents (orgues emphatiques) que vrillants (cordes stellaires) ou lumineux (guitares stridentes s'envolant vers les cieux), les nouveaux titres dégagent toujours ce mélange extrêmement émouvant de mélancolie tenace et d’irrésistible désir de vivre. Les voix de Win Butler - en savant fou fan de David Bowie, Neil Young, David Byrne et Daniel Johnston - et Régine Chassagne - en gamine perdue, son accordéon en bandoulière, dans un film gothique de Tim Burton avec du Joy Division en bande son - font plus que jamais un effet énorme sur l’auditeur, à la fois assailli par des bouffées de joie et par des dépressions/tempêtes sous un crâne… En pénétrant dans cet océan de bruit ourdi par un collectif aux idées foisonnantes, l’on se découvre des envies de courses nocturnes et échevelées dans d’inquiétants bois, à la recherche de paisibles clairières pour vivre d’amour et d’eau fraîche en compagnie de sa dulcinée. Oui, carrément !

Neon Bible regorge de tubes imparables (Black mirror, No cars go, Keep the car running, The well and the lighthouse etc) comme de titres aussi intimistes qu’universels (Ocean of noise, My body is a cage, Windowswill) et semble promis, comme son prédécesseur, à apporter du réconfort et de l’énergie (renouvelable) à des foules entières lors de grands messes scéniques très attendues.


A lire également, le compte rendu du génial concert donné par Arcade Fire au festival Rock en Seine, fin août 2005, une chronique de la prestation donnée au studio 104 pour Canal +, la même année, ainsi que des chroniques des superbes prestations du groupe aux Eurockéennes, le 1er juillet 2007, aux Nuits de Fourvière, à Lyon, le 18 juillet 2007, et à Rock en Seine 2007, à Saint-Cloud...

Sites internet : www.arcadefire.com, www.myspace.com/arcadefireofficial, http://arcadefire.net/.


chronique publiée le 10/02/2007


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