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Armchair Apocrypha

Andrew Bird
Fargo Records - 20 mars 2007

Encore un album superbe pour Andrew Bird, un songwriter brillantissime doublé d’un musicien virtuose (se faisant fort de rester sobre !) et d’un producteur inspiré… Oui, ce jeune homme américain à la discographie très fournie (déjà dix albums au compteur… ) peut réellement s’enorgueillir d’être responsable d’une série de disques quasi miraculeux. Armchair Apocrypha - suite logique des très réussis The Mysterious Production of Eggs et Weathers systems -, provoque un effet à la fois très recherché et très rare : les titres qui figurent sur cet album ont le très grand mérite de rendre le monde beau, intéressant et fascinant. Un exploit exécuté haut la main grâce à des mélodies imparables, une voix aérienne (entre Nick Drake, Thom Yorke, Rufus Wainwright, Tim et Jeff Buckley… ) et une instrumentation parfaite où le touche-à-tout de génie reçoit le renfort des excellents Martin Dosh (batterie), Jeremy Ylvisaker (multi-instrumetiste), Haley Bonar (chant) et Chris Morrissey (basse). Tout concourt à créer des atmosphères prenantes, entre mélancolie joyeuse, onirisme forcené et purs moments de magie ; tel un oiseau survolant ses contemporains, Andrew Bird se sert admirablement de ses multiples instruments (violon, guitare, piano, glockenspiel etc), de sa voix d’or et de ses sifflements bouleversants pour créer de petits chefs d’œuvre de pop bien au dessus de la mêlée actuelle. Si le disque ne contient aucune faiblesse, l’on retient un peu plus la pop luxuriante de Plasticities, Heretics et Darkmatter, la folk music irrésistible de Cataracts - une ballade à tirer des larmes -, et le finale instrumental totalement bouleversant sur Yawny at the apocalypse. C’est véritablement du grand art !

En concert, le 29 mars 2007 à La Maroquinerie, à Paris, le 30 mars à Amiens, festival Musique de jazz et d'ailleurs, et le 4 juin à la Cigale, à Paris.

A lire également, le compte rendu d'un incroyable concert d'Andrew Bird aux Eurockéennes de Belfort 2005.

Sites Internet : www.andrewbird.net, www.fargorecords.com, www.myspace.com/andrewbird.


chronique publiée le 04/03/2007


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