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The Beatific Visions

Brakes
Rough Trade - 2007

Au début des années 2000, Alex et Tom White, 18 et 20 ans, nous étaient présentés comme les petits prodiges de la pop anglaise avec leur groupe Electric Soft Parade. C’était plié d’avance, ils devaient pousser Blur dans les orties et porter la bonne parole anglaise dans le monde. Les frangins de Brighton pouvaient même bénéficier des conseils de leur voisin, un certain Jean-Daniel Beauvallet des Inrockuptibles.
Puis "Pschitt", malgré deux albums convaincants, Electric Soft Parade restera bloqué chez les juniors, catalogué éternel espoir en devenir. Leur groupe en stand-by, ils décident d’occuper le terrain en meute avec Brakes, sorte de coopérative brightonienne co-gérée avec Eamon Hamilton des recommandables British Sea Power (voix, guitare) et Marc Beatty des inconnus au bataillon Tenderfoot.
Sur leur première sortie, le bien nommé Give Blood, Brakes conceptualisait le rock éjaculateur précoce. Des empoignades de quelques secondes à deux minutes, incapables de se caser avec un genre mais terriblement réjouissantes, si jamais l'on ne craint pas le choc thermique en sautant de Song 2 à I Walk The Line. Sur The Beatific Visions, le groupe sprinte toujours entre ses influences éclatées. Parti sur des bases punkisante avec Hold Me A River - du Buzzcocks revu par la force de frappe de Green Day, sur If I Should Tonight Brakes ne peut s’empêcher de passer le bonjour à l’ami Johnny Cash. The Beatific Visions propose un menu libre, où l'on pioche à notre guise les réjouissances. Mobile Communication finit à peine de tirer une larme à Sufjan Stevens que Spring Chicken nous saute à la gorge. Eamon Hamilton s’y tord la voix sur un riff primitif et alcoolisé. Homogénéité connaît pas. Brakes fonctionne au coup par coup, le folk sensible (Isabel) aura pour voisin de palier une vieille blague hardcore (Porcupine and Pineapple). Seul constance, une classe multifonctions au service d’un rock schizophrène. Et l’on se remet à croire à nos deux têtes de lard, une fois de retour à leur parade d’origine avec un nouvel album à paraître sous peu.


www.brakesbrakesbrakes.com
www.myspace.com/brakesband

chronique publiée le 15/03/2007


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