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Architecture In Helsinki
Moshi Moshi - 14 août 2007

Les albums d'Architecture In Helsinki sont comme des gosses : on les adore au début, puis ils finissent par nous taper gentiment sur le système. Les chansons courent partout, les instruments traînent par terre, parfois on mettrait bien du Guronsan dans leur quatre heures pour calmer ce trop plein d’énergie. Déjà avec In Case We die, sorti en 2005, nos Australiens sonnaient hyperactifs, sautant d’une influence à une autre juste pour le plaisir de nous perdre. Parfois enivrants ou éreintants, ils donnaient au moins l’impression de s’amuser. Avec Place Like This, AIH prend ses distances avec une certaine pop rigolote qui leur allait bien, pour des chansons encore plus branques et déstructurées. Au risque de se perdre dans la toundra. Ils doivent faire partie de ces quelques groupes dont l’accumulation d’idées finirait presque par devenir un écueil.

On a comme l’impression qu’ils ont pris conscience de leur fonction d’OVNI musical. Du coup, ils perdent en spontanéité. Feather in baseball cup ou Debbie hésitent entre le hip-hop pour pavillon et les claviers détraqués. Sur Red turned white, on balance entre la loufoquerie des débuts et l’envie de sonner plus physique, de se frotter aux beats. Avec Heart it races, AIH oscille entre le n’importe quoi et le pur bonheur. Les tambours du Bronx et les chœurs tribaux cohabitent, plus loin une trompette folâtre avec un rythme funk, à moins que ça ne soit du Talking Heads joué par !!!.

La fanfare pop capable d’une chanson simple et euphorique comme It’s 5 finit par réapparaître sur Like it or not. Et on aimerait bien que ça se prolonge. Avec ce troisième album, AIH perd en timidité ce qu’il a gagne en nouveaux horizons. On a juste un peu de mal à les voir grandir.


www.architectureinhelsinki.com
www.myspace.com/aihmusic

chronique publiée le 06/08/2007


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