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In a Nutshell

Pelle Carlberg
Zoo - 2007

Le problème, quand on se pique de connaître la musique, c’est que l’on devient un exigeant notoire, incapable de se satisfaire de la beauté ordinaire. On s’interdit les ballades lacrymales – et pourtant qu’est-ce qu’on aurait envie de pleurer sur Angel de Robbie Williams - mais l’évidence devient un ennemi à pendre. Notre belle âme torturée nous réclame de la souffrance pour mieux s’auto-satisfaire. Dans les cas les plus extrêmes, ça amène à s’administrer un album de Liars en intraveineuse. C’est con, car la pop, dans ses bons jours, a tant à nous offrir. Déjà un refrain et une voix qui vous caressent, comme dans le cas de Pelle Carlberg, encore un brillant représentant de la mélodie fonctionnelle suédoise. Le genre de type à plaider la monogamie musicale. Pas par manque d’audace, non. Carlberg fait partie de ces artisans chanteurs qui ont compris qu’une chanson c’était du plaisir à distribuer, une belle idée à tenir sur trois minutes. Il pense même qu’on peut y parvenir avec dignité.

Sur son album In The Nutshell, Pelle Carlberg a parfois soixante balais sonnés avec ses harmonies boisées pour réconcilier Simon avec Garfunkel. Mais à d’autres moments, il redevient l’alter ego plutôt supérieur aux rejetons de la pop suédoise à blogueur. I Love You, You Imbecile, rigole comme un une/deux garçon/fille à la Vaselines, avec un grand pont sur I’m from Barcelona à la sortie. Quant à Clever Girls Like Clever Boys Much More Than Clever Boys Like, c’est beaucoup de mots pour une chose simple. Une chanson parfaite. Parfaite, parce que c’est celle-là qu’on aime. Et il n’y aucune d’explication à fournir.


www.myspace.com/pellecarlberg
www.pellecarlberg.se

chronique publiée le 23/08/2007


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