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La Mécanique Du Coeur

Dionysos
Barclay - 2007

Compositeur, auteur, chanteur mais aussi écrivain, telles sont les casquettes de Mathias Malzieu. Après un premier roman intitulé Maintenant Qu'il Fait Tout Le Temps Nuit Sur Toi, voici venu le temps de La Mécanique Du Cœur, second roman de Mathias mais aussi dernier disque de Dionysos, car, aujourd’hui, l’un ne va pas sans l’autre. Roman d’un côté, conte musical de l’autre, voici les deux facettes d’un même projet.

Côté disque, La Mécanique Du Cœur c’est un peu comme Le Soldat Rose des Chédid mais en un peu moins cliquant et surtout en beaucoup plus azimuté et déglingué. Qu’on se rassure, même si Mathias et sa bande ont légèrement arrondi les angles sur ce projet, on retrouve avec joie les envolées musicales si caractéristiques du groupe.

Composé comme une histoire, La Mécanique Du Cœur est l’occasion pour Mathias de se faire avant tout plaisir et de multiplier les complicités musicales de tous bords. Outre les duo avec sa muse Olivia Ruiz, nous retrouvons aussi Emily Loizeau pour deux chansons très entraînantes, l’une en français et l’autre en anglais, Arthur H pour une reprise très crooner de When The Saints Go Marchin’in, Alain Bashung sur le très westernien La Panique Mécanique ou encore Grand Corps Malade en grand méchant à la voix rauque et au phrasé toujours parfait (Thème De Joe). Outre ces multiples duos, cette mécanique du cœur est l’occasion pour Dionysos d’accoster de nouveaux horizons musicaux rarement mis en avant lors des précédents albums du groupe. Parmi les grandes références de ce disque, on peut citer Danny Elfman avec son l’Etrange Noël de Mister Jack (Le Jour Le Plus Froid Du Monde), Pierre Henry et ses cloches clinquantes de l’ouverture de Messe Pour Le Temps Présent (L’Homme Sans Trucage), Sufjans Stevens et ses compositions si finement ciselées (Death Song) et enfin Buck65 pour son hip-hop chaloupé (La Berceuse Hip-hop Du Docteur Madeleine).

Mille petites références et autant de duos qui font de ce projet une bonne réussite, qui séduira les fans du groupe aussi bien que ceux, qui, comme moi, avaient quelque peu déserté les rêves délurés de Mathias et de son groupe.

A noter que pour clôturer ce projet un peu fou, nous retrouvons comme narrateur (et non chanteur) la guest star Eric Cantona et sa voix rauque et profonde. Petit clin d’œil que nous retrouvons aussi au milieu du disque en compagnie du phrasé chanté de Jean Rochefort (Andalousia…)


www.dionyweb.com

chronique publiée le 31/12/2007


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