17/09/2019  |  5229 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 01/09/2019 à 18:56:09
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Rebotini
Citizen Records - 2008

Le titre est assez éloquent pour qu’on puisse y jeter une oreille curieuse ; non pas que les disques d’Electronica sont passés de mode face au déferlement de guitares mais tout simplement que les artistes ont du mal à se renouveler dans ce genre. Pour preuve, A. Rebotini plus connu sous ses pseudos ( Zend Avesta ou Black Strobe avec Y. Smagghe) nous garantit un millésime 100% analogique de synthés et autres séquenceurs, comme si il était devenu nécessaire et obligatoire de détailler des compositions.

Ce procédé (alimentaire) est un joli pied de nez, quand on écoute attentivement les différents morceaux qui composent cet album, d’une belle cohérence et qui s’écoute du début à la fin sans (presque) d’effort. Dès Spirit Of Boogie, l’auditeur sait qu’il évoluera dans un univers sombre où les réplicants sont recherchés et détruits impitoyablement : rythmique implacable et synthé omniprésent. Un cheval d’orgueil commence avec un séquenceur qu’on jurerait emprunté à Quoth de Polygon Window tandis que 1314 secoue nos tympans par un tryptique Acid-Techno, où se mêlent lignes de synthés évanescentes et ambiances post-atomique entre Blade Runner et Beaumont Hannant circa 1994.

Evidemment, les emprunts sont nombreux mais obéissent immanquablement à un vintage idéologique et du coup les maîtres pointent leurs nez comme Joey Beltram ou Speedy J sur Cm avec une introduction sonore French Kiss  à la Lil’Louis. On peut même y entendre dans cette pléthore d’électroniques Yazoo sur le New Wave The Swamp Waltz ou encore la House minimaliste d’Herbert/Matthias Schaffhaüser sur 777. MnII  qui clôt l’album est un morceau de bravoure digne d’un Lugom-ix de Ricardo Villalobos, le tout mis en bouche par le maître Plastikman. Un bien bel album, qui ne fait pas dans la nouveauté, mais qui, par sa belle qualité de composition et sa production léchée et subtile fera l’effet de La madeleine de Proust et nous replongera dans les années 1992-1995.




www.myspace.com/arnaudrebotini

chronique publiée le 11/01/2009


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