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Shape of the shape

Starless And Bible Black
Static Caravan - 2009

Issu du Royaume-Uni, Starless And Bible Black, quintet illuminé (si l'on peut dire puisque sur les morceaux de cet album, ce sont plutôt les tonalités mélancoliques qui prévalent) par la voix d'Hélène Gautier, sorte de Hope Sandoval envoûtante et décisive, donc, sur le plan du chant et de son apport, signe là un second album élégant, qui se drape dans des vêtures folk, pop ou jazzy. Ceci avec, à chaque fois, la même réussite et le même bonheur dans l'élaboration de climats "pluvieux" ou crépusculaires.

 S'il ne comporte que huit titres, ce disque possède en effet la particularité, et l'avantage, d'être accrocheur, et élégant, de bout en bout. C'est le cas dès Say Donny Say, première chanson alerte, faire d'un rock bluesy enjolivé par l'organe attractif d'Hélène et si ensuite le tempo se fait plus lent, jamais l'intérêt ne se dément. Your Majesty Man, second titre fin et racé, pop et simple dans sa construction, doté de chœurs avenants, confirme ce constat, de même que ce Hanging On The Vine qui, lui, n'aurait nullement dépareillé sur un album de Mazzy Star, avec son ambiance jazzy-bluesy feutrée et distinguée. Radio Blues, plus pesant, génère les mêmes sensations et l'impression d'avoir à faire à une formation à l'identité déjà affirmée, mêlant sérénité et trouble retenu, le "classe" et le "malsain", avec brio.

 Sans trop en faire, avec sobriété, Starless And The Bible Black parvient en effet à tisser des canevas personnels, émotionnels et porteurs de jolies envolées plus énervées, et au final à proposer un opus réjouissant. A l'approche des dix minutes, sur un Les Furies tendu et...presque furieux, le groupe fait preuve de la même adresse et du même sens de la composition, mettant en valeur les échappées rock évoquées plus haut, notamment sur ces deux dernières minutes quasiment noisy. Puis Country Heir, serein, permet un retour au calme sans perdre cette capacité de séduction. Enfin, Popty Ping, à l'acoustique gentiment perturbée, puis Year Of Dalmatians, acide à la façon de certains titres de Portishead, concluent brillamment et font de cet opus un bien bel effort, et une jolie découverte pour les gens, et j'en suis, qui n'en connaissaient pas même le nom avant de recevoir l'album.




www.starlessandbibleblack.com/
www.myspace.com/starlessbibleblack

chronique publiée le 18/09/2009


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