21/09/2019  |  5232 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 19/09/2019 à 14:39:42
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    chronique disque
Shades

Babel 17
Infrastition - 2009

Si Babel 17, maintenant réduit à un seul membre (Jean Franceschi) s'entourant de musciens additionnels, a effectué un  retour  remarquable avec The Ice Wall, la qualité de ce nouvel album ne doit pas nous faire oublier le pertinence et la cohérence de ses travaux initiaux, dont ce Shades bien nommé, brillamment réédité par le label Infrastition après sa parution en 1991.

Premier constat: à l'écoute, ce disque certes cold, mais intégrant diverses orientations musicales, n'a pas pris une ride, et remet nombre de formations à leur place en cette époque où les revivals en tous genres fleurissent de toutes parts.Varié, rythmé ou en certaines occasions plus "inerte", il se voit de plus enrichi, sur cette ressortie, de six titres bonus dont le contenu relève d'autant plus ce Shades de tout premier ordre. Et entre Shades of a dream, assez alerte, qui ouvre le bal en conjuguant avec bonheur nappes synthétiques et instrumentation plus..."rock", et In distress qui ferme la marche dans un climat moins obscur quoique porteur de plages ombragées, pas un titre ne souffre la moindre critique. Même le chant en Français (La curée, saccadé et qui engendre une ambiance singulière) fait son effet, et un morceau comme Bittersweetness, vivace et rythmiquement affirmé, allie adroitement élans à la limite d'une sensibilité pop et fulgurances sombres de bon aloi. La basse (Madness strides along) mène parfois la danse avec ses lignes en relief, et les formats courts tels que Bittersweetmixness font montre d'un allant irrésistible.
En dépit d'une noirceur récurrente, le trio dote ses titres de touches plus claires, ce dont résulte une quantité non négligeable de titres d'un niveau élevé. Quant aux bonus, eh bien ils son tout simplement de même teneur, en partant d'un Angels of TV-Alt. version lui aussi animé par cette basse décisive au même titre que le reste pour aboutir à Come into hell -Hate mix dont la noirceur greffée à un rythme soutenu envoûte et confirme définitivement le côté indispensable d'un tel album.

Que dire donc si ce n'est qu'au moment de la réapparition de Babel 17 par le biais de Jean Franceschi, l'heure est plus que jamais venue de s'intéresser, de façon plus approfondie qu'auparavant, à cette formation, tant par le l'intermédiaire des rééditions signées Infrastition qu'en écoutant le non-moins magistral Ice of wall récemment paru. Pour l'heure et en ce qui me concerne, je retourne me remettre mon petit préféré de ce fringuant ensemble; Love lasts forever et sa folie vocale secondée par une instrumentation puissante. A moins que cela ne soit, finalement, ce Der Opfer indus et déjanté, ou tout simplement ce Shades dans sa totalité.




www.myspace.com/babel_17
babel.17.free.fr/accueil.htm

chronique publiée le 13/10/2009


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire