22/07/2019  |  5212 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 21/07/2019 à 18:30:55
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    chronique disque
Full House Head

Endless Boogie
No Quarter / Differ-ant - Juillet 2010

Attention aux oreilles, cet album est remplit à ras bord de riffs meurtriers, soit 80 minutes de rock’n’roll heavy/folk/blues/ boogie/psychédélique. Chaque titre fait en moyenne 7 minutes avec un final A Life Worth Leaving d’une durée de 22 minutes, soit le temps nécessaire pour monter vers des espaces magiques et enivrants. Autant dire qu’ici le format n’est pas destiné à être diffusé à la radio FM en tubes rotative.
Endless Boogie est le projet de Paul Major, un collectionneur de disques psyché qui a pas mal bourlingué dans les rades avec divers groupes de rock, dont Moldy Dogs et The Sorcerers qui reprenait Mötörhead et Hawkwind. Avec des amis suédois également collectionneurs de vinyles, Paul Major passe a la vitesse supérieur avec Endless Boogie. Loin des codes de la hype et autres buzz qui durent 15 jours, ce vieux baroudeur barbu à enregistré avec ses potes ce deuxième album en quelques heures (2 heures parait-il), en improvisant des riffs. Le résultat est saisissant ! Le son est sale, la voix gratte, les riffs heavy de guitare transpirent vers l’au-delà. On y sent l’alcool frelaté, le fumier de la campagne, la fumée d’un bar qui transcende les lois en vertu contre le tabagisme. Ce disque c’est de la pure sorcellerie ! Entre Rory Gallagher, Lynyrd Skynyrd et Black Keys, Endless Boogie devrait trouver une place de choix chez tous les amateurs de rock rural qui colle aux boots tâchés. Décidément New-York reste une ville propice à la création déviante et authentique.


www.myspace.com/endlessboogie

chronique publiée le 13/09/2010


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire