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Serengeti

President Bongo
Album Label/La Baleine - 10 Juin 2016

Dans les années 2000, le groupe islandais GusGus avait pas mal la cote dans la sphère électronique/trip hop et festive. Depuis quelques années, on les a un peu oubliés. A part les albums de la trempe de Polydistortion ou This Is Normal, il n’y a pas eu de quoi sauter au plafond. Ainsi après 20 ans au sein de GusGus, Stephan Stephensen prend le large et part en solo sous le nom de President Bongo. En octobre 2015 il sort son premier album nommé Serengeti. En ce mois de Juin, l’album se trouve agrémenté sur iTunes de 3 titres supplémentaires, écartés de la première version, c’est l’occasion de vous présenter sa musique. Mais avant parlons, du titre de l’album. Serengeti est le nom d’un grand parc national situé en Tanzanie. Chaque année les animaux de la région de Serengeti migrent vers le Nord-ouest de l’Afrique à la recherche de pâturage pour se nourrir. Tous ces animaux avançant dans la même direction, cela donne une belle image de masse vivante. C’est cette image qui a inspirée Président Bongo pour la construction de son album.
Le titre d’ouverture Maetrale commence justement comme un générique d’ouverture, avec sa musique symphonique qui monte petit à petit pour finalement s’éteindre. Quelques notes d’accordéon sur Scirocco et c’est parti pour de la musique électro tribale sur le titre Mezzogiorno. Electro transe sur Greco qui gesticule comme le battement du cœur. Les animaux se rapprochent des pâturages, ils vont se régaler. Percussions ethniques et musique concrète sur Potente et c’est l’heure de digérer et de faire une petite sieste crapuleuse. Transmontana démarre comme l’Autobahn ou le Trans-Europe Express de Kraftwerk, avec ce beat incessant qui vibre comme le roulement des véhicules/machines. Une guitare et des percussions viennent donner du groove à ce beat qui ne s’arrêtera qu’à la fin du morceau. Interlude ambient sur Libeccio et place à de la musique contemporaine sur Levante qui achève l’album. Voilà, six mois se sont écoulés, les animaux peuvent retourner à Serengeti. Quant à nous, notre esprit se sent plus léger et posé. On est passé par plusieurs états sonores, entre moments posés et d’autres plus emportés. Les titres de Serengeti demandent une certaine attention dans l’écoute car l’électro, le tribal mélangé à de la musique contemporaine, cela peut par moment déstabiliser. Donc un album exigeant à s’approprier au fil des écoutes.


fr-fr.facebook.com/presidentbongo/
itunes.apple.com/lu/album/serengeti-extended-edition/id1107997346
vimeo.com/145301335

chronique publiée le 22/06/2016


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