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Live In Paris

Sleater-Kinney
Sub Pop/PIAS - 27 janvier 2017

De 1995 à 2006, le trio punk noise féminin Sleater-Kinney a fait partie du peloton de tête du mouvement riot grrrl. Les autres groupes étant Bikini Kill, Bratmobile, Heavens to Betsy, 7 Year Bitch, Huggy Bear, Après une pose de presque 10 ans, elles sortent en 2015 leur 8ème album No Cities To Love et repartent en tournée pour fêter leurs retrouvailles. Le disque qui nous intéresse aujourd’hui, est un live extrait de cette tournée. Et, cocorico, la date retenue est celle de leur passage à Paris le 20 mars 2015 à La Cigale. Des disques live « officiels » à Paris, cela fait pas mal d’années que l’on en a pas entendu. Le plus célèbre étant Paris, le double album de Supertramp (sic) et le plus obscur le Live In Paris de Psychic TV. Même les Cure, groupe chouchou des français dans les années 80, n’ont pas sorti leur « live in Paris », mais In Orange en DVD.

Ainsi pour les absents et les présents de la tournée de 2015, voici avec ce live un extrait du set, histoire d’intensifier l’effet live, soit 13 titres pour 47 minutes de vibration punk sortie des tripes des 3+1 femmes sur les planches brulantes de La Cigale. Connaissant la salle, le sol en plancher de la fosse à dû être bien secouée! Le son des instruments est direct, brut et intense. La voix de Corin Tucker est bien sauvage et possédée par l'esprit du rock. Par instant sa voix nous rappelle les débuts de Pat Benatar, pour la force hard au féminin. Les filles de Sleater-Kinner ne font pas dans la dentelle pop, mais bien dans du rock brut à la croisée des Ramones, Runaways et de L7. Le choix des morceaux est une sorte de best of à la sauce live. Pas d’inédits ni de reprises surprises. Pas grave, on ne va pas bouder ce disque qui va permettre à votre salon de se transformer en salle de concert, avec les applaudissements du public féminin et… masculin. Girl Power… in the kitchen!
Juste pour finir, à noter la pochette de l'album qui ressemble au visuel d'un disque live pirate. Au siècle dernier, les disques pirates étaient la gangrène des groupes de rock, et surtout des majors. C'était un autre temps!

Chronique du livre Riot Grrrls, chronique d’une révolution punk féministe ici




www.sleater-kinney.com/

chronique publiée le 22/02/2017


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