21/08/2017  |  4858 chroniques, 162 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 15/08/2017 à 12:36:24
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Live in San Francisco

Magnetix
Castle Face/Differ-Ant - 14 juillet 2017

En attendant la sortie du prochain album des Magnetix, voici un live enregistré le 3 juillet 2015 dans la salle Vacation à San Francisco. C'est édité sur le label Castle Face (Thee Oh Sees, Ty Seagall, PAW !, White Fence…).

Si dans les années 70, c’était monnaie courante de sortir des disques live officiels (on laisse de côté les live pirate/bootleg), surtout en fin de contrat, aujourd’hui c’est nettement moins tendance, sauf à l’occasion du Disquaire Day, qui vend tout et n’importe quoi. Comme par exemple le Live at Ungano des Stooges édité sur le "respectable" label Rhino, dans une édition vinyle couleur grise avec un beau poster. Bel objet pour un son EXECRABLE digne d’un enregistrement K7 mono réalisé au fond de la salle par un parasite. On entend plus les spectateurs parler que le groupe jouer. Ici, pas de souci, le son est nickel, on n’est pas là pour arnaquer le consommateur !
Cet enregistrement fait partie de la série « Live in San Francisco » concocté par le boss de Castle Face, le furieux John Dwyer de Thee Oh Sees. Ainsi après les live de Fuzz, Ty Seagall Band, Destruction Unit…, voici avec le duo bordelais Magnetix, la 12ème pépite live 100% rock’n’roll.

On ne va pas vous faire l’affront de vous présenter ce duo de rock garage, chef de file du label Born Bad, on en a déjà pas mal causé ici. A ce jour, tous leurs albums studios sont de vraies perles de rock brut passées dans la machine à laver, mais sans appuyer sur la touche « mode essorage ». En concert, leur musique est encore plus intense et plus humide que sur disque. Car avec des personnalités hautes en couleur délavées tels que Aggy Sonora à la batterie et Looch Vibrato au chant et à la guitare, ici le mot LIVE prend tout son sens. Le duo mouille sa chemise et ses sous vêtements sans ménagement. Les riffs, la fuzz et la wah-wah résonnent à tout va, la voix de Looch est bien graisseuse (mais que boit-il pour avoir ce gosier brûlant ?) et la miss Aggy tape sur ses fûts comme une possédée, tout en restant féminine, elle n’a pas du tout l’allure d’une camionneuse ! A voir les photos qui illustrent la pochette, la salle Vacation ressemble à une cave à rats. Pas de scène, le duo joue à même le sol au contact frontal avec le public. On est dans l’esprit du petit concert garage organisé par l’assos Les Barrocks au sous-sol d’un bar comme l’Olympic Café à Paris. Comme on le disait plus haut, la prise de son est très bonne (John Dwyer y est pour quelque chose) et retranscrit très bien l’énergie sauvage du duo, sans tomber dans l’inaudible. Neuf morceaux ont été sélectionnés pour mémoriser cette belle soirée, et montrer au public américain, qu’à Bordeaux, en France, il n’y a pas que du vin et des châteaux, il y a aussi des assoiffés de décibels qui rendent justice au rock urbain, qui sent le bitume chaud. Ecoutez la version live du rouleau compresseur LR6, vous ne serez pas déçu ! Allez dégraissez vos oreilles avec les riffs sans filtres des excellents Magnetix, nos ambassadeurs à l’export du rock garage qui tache et qui sent. Attention, ce n'est pas du Dior!


fr-fr.facebook.com/MAGNETIX-138857512850255/
www.castlefacerecords.com/products/magnetix-live-in-san-francisco

chronique publiée le 11/08/2017


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