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Rising – La Fin de la Tristesse

BlauBird
Microcultures/Differ-Ant - 21 septembre 2018

Pour qu’un artiste réalise un bel album avec une profondeur qui parle au monde extérieur, on pense qu’il doit être au plus bas, dans une déprime, dans une confrontation avec l’existence, une révolte pour y puiser et sortir le meilleur de son âme. La joie de vivre, le quotidien paisible n’est pas une bonne chose pour la création ? Et bien le duo BlauBird nous confirme le contraire. Couple marié dans le quotidien, uni dans la création et sur scène, Laure et Olivier Slabiak (également leader du groupe Les Yeux Noirs) s’aiment d’amour débordant. C’est du moins ce qu’on ressent à la lecture des remerciements, car ils aiment leurs trois enfants, la famille, les amis et le « merci à toi, Olivier, pour cette vie avec toi ! » par Laure en dit long. Et pourtant dans les textes il y a pas mal de mélancolie, et parfois de la tristesse avec des phrases tel que « Dans ce jardin mon amour tout est fini » (Dans ce jardin). Mais heureusement que l’amour est toujours plus fort : « Et toi tu n’es pas là parfois je crois que je pleure » (L’absence), vraiment plus fort, « Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps (Demain, dès l’aube), « Pose tes lèves sur mon âme mise à nu » (On Levouch). Les textes sont écrits en français, en anglais et en yiddish et sont chanté par Laure. Elle possède une belle voix qui retranscrit à merveille la mélancolie et l’attente. Son passé dans le lyrique apporte une profondeur aux compos. La sérénité de sa voix nous fait un peu penser au morceau Imagine de John Lennon (qui était également très amoureux de sa femme, l’artiste Oko Ono). Si la majorité des morceaux est écrite et composée par Laure, son mari Olivier participe aussi aux compos au service de sa muse. Il joue du piano, du violon, de la guitare, de la basse et il est aux arrangements. Musicalement on est entre la chanson, le classique, le baroque, la folk, le cabaret, la pop et le trip hop. L’atmosphère est ici très importante. La musique, notamment le violon, met en lumière la voix habitée de Laure. On y entend les oiseaux, le bruit du vent et diverses vibrations. Le craquement du plancher et le son de la pluie entre dans notre imaginaire. C’est clair « l’oiseau bleu » chante très bien. Un chant idéal pour le réveil du matin, juste avant d’ouvrir en grand la fenêtre.


laureslabiak.com/blaubird/
www.youtube.com/watch?v=ziSe8WxefLs
fr-fr.facebook.com/blaubirdmusic/

chronique publiée le 17/09/2018


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