21/09/2019  |  5232 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 19/09/2019 à 14:39:42
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    chronique disque
Winning days

The Vines
Capitol - 2004

Gélifié tel un staracadémisé, Craig Nicholls, chanteur des Vines, possède tout l’attirail du crétin de base.
Sans personnalité et parachuté sous les feux de la rampe. Poseur, plagiaire et piètre performeur.
En tentant de reprendre à son compte l’essence même du rock’n’roll et devenir une sorte d'icône, il n’est qu’un pauvre calculateur, en quête d’attitude et de publicité. Les autres musiciens du groupe n’étant que des faire-valoir, pour leur leader fructisé.
La première prestation des Vines sur le territoire Français, au Bataclan de Paris en 2002, fut d’ailleurs pitoyable.
Mais les Vines surprennent de nouveau avec leur second album, Winning days, qui est une réussite complète et déroutante, tout comme Highly evolved, précédente production.

auteur : Samuel Charon - lnorahc@yahoo.fr

2ème avis :

Craig Nicholls et ses camarades de jeu viennent de donner une suite mitigée à leur honnête premier effort paru il y a deux ans, Highly evolved. On a toujours en mémoire la déflagration représentée par l’imparable morceau Get free et ses petits frères soniquement épileptiques, Highly evolved et Outtathaway. Sur Winning days, Ride (un bon hit single à la Dandy Warhols), Fuck the world et Animal machine (de violentes diatribes punkisantes) sont des morceaux propres à déclencher - eux aussi - des concours de « air guitar » et autres délicieuses fanfaronnades adolescentes. Par contre, les tentatives de pop psychédélique, déjà présentes sur le premier chapitre des aventures des Vines, ne captent pas l’attention cette fois-ci, par manque d’originalité et d’idées. Le morceau Tv Pro essaie pourtant de réconcilier - en vain - les deux facettes du groupe australien : les côtés "pop calme" et "punk rock rapide" se succèdent donc pour un résultat sans grande saveur… La sempiternelle fixette Beatles/Kinks/Nirvana du groupe lasse un peu à la longue ; il faudra écouter d’autres disques et chercher son inspiration ailleurs pour le prochain opus. Sinon The Vines deviendra une sorte de Soul Asylum et produira une grunge pop radiophonique sans saveur aucune.


www.thevines.com/

chronique publiée le 04/04/2004


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire