22/01/2020  |  5294 chroniques, 171 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 15/01/2020 à 17:55:02
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Elephant

The White Stripes
XL Recordings - 2003

Elephant-esque !

Loin des barrissements lourdauds de certains de leurs congénères de la jungle alternative, Mr & Mrs White reviennent à la charge en cette saison des pluies pour un album qui ne risque pas de les voir rejoindre de sitôt le cimetière des pachydermes.

Traçant leur route depuis quelques années maintenant, auteurs de quelques albums essentiels (The White Stripes, De stijl, White blood cells), les deux enfants White (le doute est-il désormais permis après l’écoute de It's True That We Love One Another ?) s’imposent avec cet album comme la plus belle confirmation ricaine du moment.

Et, surprise, la Grosse Pomme, terre de bien des aventures avec le foisonnement incroyable de sa scène locale (The Strokes, Radio 4, The Rapture, DFA et le papy Jon Spencer…) passe le témoin à Détroit, ville du métal chauffé à blanc (les automobiles, les Stooges, le MC5...), qui reprend la main sans coup férir.

Sorte de blues urbain, hanté par les déraillements vocaux de Jack et la frappe sourde et minimaliste de sa frangine comme toujours impériale derrière ses fûts, la musique s’encanaille de ci de là de lignes de basse funky (Seven Nation Army, qui ouvre l’album, premier single imparable), se modernise avec un sample vocal utilisé sur l’ouverture de Little Acorns, et s’enrichit de prestations féminines derrière le micro (I Want To Be The Boy, ou l’incroyable It's True That We Love One Another ?, où Meg apostrophe joliment son little brother de Jack)

La concurrence risque de mal encaisser ce coup de maître, qui pose d’ores et déjà les jalons : il va être dur cette année de surpasser cette collection de 14 standards gravés pour l’éternité.
Qui plus est, les White, pas à une facétie près, nous proposent une sorte de Fell in Love with a girl bis, aussi imparable que le précédent. Ce titre s’appelle Hypnotize et représente un assez bon raccourci de la forte accoutumance provoquée par cet opus au combien addictif.


www.whitestripes.com


chronique publiée le 26/02/2003


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