21/09/2019  |  5232 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 19/09/2019 à 14:39:42
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The Cure

The Cure
Geffen / Universal - 2004

Les Inrockuptibles, vieille revue des années 80 en mal de lecteurs trentenaires, a fait récemment une critique fort élogieuse du nouvel album de The Cure. On croit rêver... tellement ce disque est d'une nullité abyssale. Déjà l'affaire se présente très mal avec une pochette hideuse et un titre dénué de tout charme (The Cure), prompt à faire pleurer les vieux nostalgiques batcave. Pourtant, le fait que le producteur "metal" Ross Robinson prenne les choses en main n'était pas une mauvaise chose en soi, celui-ci pouvant redonner à la bande à Bobby ce supplément de nervosité et de rugosité qui lui faisait tant défaut ces dernières années. Las, même le producteur le plus chevronné de la planète ne peut rien contre l'absence d'inspiration, contre l'absence d'écriture... Car c'est là que le bât blesse, Robert Smith (car ne nous leurrons pas, The Cure c'est lui et lui seul, et ce ne sont pas les autres qui pourraient lui être d'une quelconque aide) depuis l'album Wish en 1992 n'a plus jamais composé une seule bonne chanson, du calibre de Just Like Heaven, Boys Don't Cry ou Lovecats. La voix de la raison aurait été que Robert entame une carrière solo, mais ce dernier étant trop attaché à l'ambiance "entre potes" n'a pu se résoudre à dissoudre le groupe qu'il avait formé dans les années 70, avec un certain Lol Tolhurst... Pourtant, Dieu sait que l'on aimerait y croire encore une fois, juste une dernière fois, l'espace d'un instant éphémère, retrouver ces sensations adolescentes où l'on plongeait avec délices et sans retenue dans les méandres torturés de Seventeen Seconds, Faith et Pornography. Il faut se faire une raison, nous sommes en 2004, et la musique des Cure est à l'image de son époque, aussi excitante qu'un vieux Tampax usagé laissé à l'abandon sur le rebord d'une route départementale... Malgré ce douloureux constat, quelques fulgurances passagères viennent radoucir notre rancœur, comme la très belle mélodie de Taking Off ou la violence toute en retenue du sinueux Lost. Pas suffisant cependant pour faire passer la pilule… Le prochain album verra vraisemblablement le jour dans 3 ou 4 ans, et quelque chose me dit que nous serons encore nombreux à attendre que le miracle se produise…wait & see. Olivier (fan depuis 1987)


www.thecure.com/

chronique publiée le 21/07/2004


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