20/10/2019  |  5246 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 19/10/2019 à 17:49:20
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Xème Festival Internacional de Benicàssim

2004

Kraftwerk, Brian Wilson, Lou Reed, Franz Ferdinand, Primal Scream, Spiritualized, Chemical Brothers...

Benicàssim (Costa Azahar) (Espagne)

du : 5 août
au : 8 août 2004
« Music Non Stop ».
Que trouver de mieux pour illustrer le FIB 2004 que ce titre de Kraftwerk, l’un des triomphateurs de cette édition anniversaire ?

La plage et son before remuant, le site niché dans la pampa aride secoué de convulsions de 16h30 à 9h du matin, son after roots (la teuf’ affreusement underground organisée sur le parking attenant au camping Recinto) ou semi-officiel (Freezer), les tympans sont mis à rude épreuve trois, quatre, voire cinq jours durant, quasiment 24 heures en continu.

On peut dès lors comprendre l’ire des paisibles propriétaires d’appartements de cette cité balnéaire sans charme, envahie une dizaine de jours durant, la première semaine d’août venue, par une cohorte d’individus amateurs de musiques pop, rock ou électro, reconnaissables à leur tatouages, leurs piercings, ou pour les plus sages, à leur seul bracelet en tissu multicolore, portant mention de leur degré d’importance (ou d’investissement – 150 euros le pass 4 jours) :
A (comme Artista – accès à la mythique piscine compris), P (comme Prensa (Presse)), T (comme Técnico) 4, 3, Viernes, Sábado, Domingo.
« Montre-moi ton bracelet, je te dirai qui tu es ! »

Les festivaliers les plus téméraires (de la « secte » 4, logiquement) ont placé leur tente dès le lundi précédant la manifestation dans le camping Bonet, le plus éloigné du site, mais offrant sans doute le meilleur confort (sanitaires en dur, ombre).
La voie ferrée déplacée plus au nord, comme la gare, désormais ultra-moderne, les traditionnels lazzis accompagnant le passage des trains manquent sans doute pour animer le camp, s’il était besoin.
Un effort particulier ayant été accompli sur les deux autres zones de camping (Merca et Recinto (la plus proche du site)), l’option Bonet n’est peut-être pas, au final, la plus opportune, comme s’en rendront compte plus tard les festivaliers effectuant la procession (3/4 d’heure, facile) au petit matin, pas suffisamment lucides pour gagner une des nombreuses navettes reliant en permanence, ou presque, les différents points névralgiques du FIB.

La manifestaton ourdie voici dix ans par un carré d’as inspiré (2 frangins et leurs amis, dont le créateur du label Elefant Records), a à dire vrai bien changé, passant en quelques années d’une fréquentation modeste (6 700 spectateurs pour la première édition, en 1995) et un site « désuet » (le Vélodrome local) au record 2002, où la soirée accueillant Radiohead, Primal Scream et consorts attira 38 000 spectateurs.

Les sponsors, ultra-présents (ils représentent 30% du budget), régalent (de glaces à l’eau ou de bananes), apportent la FIB attitude (les pochettes zippées 10ème anniversaire, idéales pour placer menue monnaie, rouge à lèvres, préservatifs ou carte orange, feront fureur à la rentrée dans les salles d’obédience pop de la capitale (et d’ailleurs)) ou « gadgétisent » (les cordons argentés pour téléphones portables).
Du coup, la faune de fibers se compose de clones, sachant que beaucoup portent aussi l'un des bobs verts distribués les années précédentes par le brasseur de la manifestation, dont le fameux slogan, « Piensa en verde », est omniprésent.
Tout ce petit monde se croise et se recroise sur la très grande plage de sable fin, dans les restos, les différents supermercados de la ville, dans l'attente d'une soirée d'ouverture organisée sur le site même du festival, sur la seule Escenario Verde.

Le programme de la manifestation, au format livre de poche et décliné en quatre versions (espagnol, français, anglais et allemand), distibué lors de l'échange du billet contre son bracelet brésilien, est copieusement épluché, comme le premier exemplaire du quotidien du FIB, distribué le jeudi 5 août au matin. Il faut dire qu'il est extrêmement difficile de connaître par coeur les 150 artistes qui auront relié la Costa Azahar cette année, pour se produire au sein d’un décor comme de coutume gigantesque, avec ses trois chapiteaux (Hellomoto / Fiberfib.com, Kane NYC / FIB Club et Pista Pop / Low Club), un chill-out, ainsi que sa grande scène, autour desquels trouvent place les traditionnelles tentes Bocatas / Bebidas et Merchandising divers.

A lire aussi sur foutraque.com, des chroniques sur :

• Soirée de clôture (FIESTA NIGHTOLOGY) - lundi 9 août : Michelle Grinser, James Murphy, 2 Many DJ's
• dimanche 8 août : Brian Wilson, The Chemical Brothers, The Dandy Warhols, Franz Ferdinand, Spiritualized, Richie Hawtin vs Ricardo Villalobos, LCD Soundsystem, Spektrum, Tiga, Love with Arthur Lee, Lambchop, Wire, Pleasure, Girls in Hawaii, Nuit Output...
• samedi 7 août : Lou Reed, Morrissey, Primal Scream, Los Planetas, Belle & Sebastian, Scissor Sisters, Luciano, FC Kahuna, Teenage Fanclub, Yann Tiersen, Migala, Electrelane, Tujiko Noriko, Nuit Kompakt...
• vendredi 6 août : Kraftwerk, Pet Shop Boys, Tindersticks, The Charlatans, Air, Märtini Brös, Steve Bug, Kings of Leon, Snow Patrol, Einstürzende Neubaten, Lali Puna, Her Space Holiday, Nuit Bpitch Control (Ellen Allien, Sascha Funke, Smash TV, Paul Kalkbrenner, Kiki)
• Soirée d'ouverture (FIBSTART) - jeudi 5 août : Aldo Linares, The Sunday Drivers, Maga, Ash, Tim Booth, Fangoria, Zoot Woman, Felix Da Housecat

Meilleurs concerts pour chacun des chroniqueurs foutraque.com présents au FIB 2004 :

Geoff :
1) Franz Ferdinand
2) Electrelane
3) Lou Reed
4) Air
5) Scissor Sisters

Nicovara :
1) Primal Scream
2) Kraftwerk
3) Franz Ferdinand
4) Electrelane
5) Migala

Jérôme Crépieux :
1) Spiritualized
2) Lou Reed
3) Franz Ferdinand
4) Kraftwerk
5) Electrelane




www.fiberfib.com/

auteur : Jérôme Crépieux - jerome_(at)_foutraque.com
chronique publiée le 12/08/2004

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