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Xème Festival Internacional de Benicàssim - jeudi 5 août (soirée d’ouverture - FIBSTART)

2004

Aldo Linares, The Sunday Drivers, Maga, Ash, Tim Booth, Fangoria, Zoot Woman, Felix da Housecat

Benicàssim (Costa Azahar) (Espagne)
On attendait mieux d’une soirée d’ouverture célébrant les 10 ans d’un événement comme le FIB...
Abandonnant pour la deuxième année consécutive le désuet Vélodrome local, la Fibstart se tenait à nouveau ce jeudi sur la gigantesque Escenario Verde, située tout au bout d'un site pour majeure partie condamné en cette soirée de lancement. Les différents chapiteaux disséminés sur le lieu étant inaccessibles, surveillés par des vigiles patibulaires, le tout donnait une impression étrange.
Bien qu'il y ait eu 17 000 festivaliers à avoir fait le choix d'un FIB à 4 jours, on en venait presque à regretter les traditionnelles fiestas d'antan. Nostalgie, nostalgie...

C'est d'ailleurs ce sentiment qui effleure lorsque se produit un Tim Booth physiquement méconnaissable, déjà applaudi ici-même il y a trois ans, alors en compagnie de James. Pénalisé par la compagnie Air France, qui lui a égaré une bonne partie de son matériel de tournée, et qu'il ne manquera pas de remercier, de manière fort sarcastique, Booth livre une prestation honnête, revisitant même avec plein d'à-propos l'un de ses plus fameux tubes, Sometimes, complètement transfiguré.

Egalement de la partie lors de la même soirée 2001, Ash, récemment prié de virer neo-métal par une maison de disques certainement soucieuse de capitaliser enfin (?) sur le groupe de Tim Wheeler, convainc pleinement, visitant avec enthousiasme et conviction son répertoire empli de pépites power-pop : Kung-Fu, Girls From Mars, Shining Light, Burn Baby Burn... Intense et jubilatoire !

Malgré les critiques dithyrambiques émanant le lendemain de l’organe de presse officiel du festival, Fiber, Fangoria allait casser les oreilles des plus courageux avec un mélange improbable d’euro-dance et de pop, porté par la voix masculine de la chanteuse Olvido Gara Jova. Une vraie faute de goût, sauf pour les fans du duo espagnol, ravis de voir leur groupe favori se produire sur la grande scène.

Zoot Woman, sans son célèbre bassiste Stuart Price (aka Jacques Lu Cont), peinait à convaincre par la suite, malgré la qualité de ses titres Gem, Grey Day, Automatic ou encore Living in a Magazine. Sûrement la conséquence d’une mauvaise balance, laquelle devait desservir la voix suave de Johnny Blake, leader de la formation avec son frère Adam. Une musique sympathique à découvrir sur disque.

Le groupe britannique en petite forme, donc, mais jouant un warm-up parfait pour le chicagoan Felix da Housecat. Non content de surfer sur la vague électroclash initiée par Adult. et Miss Kittin & The Hacker, Felix Stallings Jr. venait conclure cette soirée de lancement, devant un parterre de danseurs tout acquis à sa cause. Les tubes ne tardaient d'ailleurs pas à s’enchaîner, pour le meilleur et pour le pire (vas-y que j’te coupe les basses, vas-y qu’je joue avec les aigus) : Rocker de Alter Ego, Rocket Ride issu de son dernier album Davin Dazzle & The Neon Fever, ou le monstrueux Tres Demented de Carl Craig & Laurent Garnier. Rien de bien original, l’américain faisant ici son boulot « as usual ». Propre mais prévisible.

Ecrit en collaboration avec Jérôme Crépieux.

La suite ici.


www.fiberfib.com/


auteur : Geoff -
chronique publiée le 19/08/2004

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