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Jazz à Luz - mardi 12 juillet

2005

Xavier Garcia, Y'a Pas Dig, Lilliput Orkestra, Deux Travers...

Luz-Saint-Sauveur (France)
On sent que c'est le dernier jour. Les corps sont fatigués et la tristesse nous gagne déjà. Dur réveil, donc, malgré le très beau temps qui illumine encore les montagnes.
Impossible d'arriver à l'heure pour le premier spectacle au Verger : L'oreille électronique. En raison certainement de mon retard, je n'arrive pas à rentrer dans l'histoire et les sonorités électroniques m'indiffèrent. Par contre, les sculptures qui ornent les enceintes sont assez étonnantes et réussies.


L'oreille électronique

Je passe au bar la Terrasse, où j'écoute le jazz sans intérêt de Swazz. Pensant être sur la place de Marciac, je préfère ne pas rester et repars au Verger ressourcer mon ventre et mon gosier. Quel plaisir d'ailleurs que de se restaurer à Jazz à Luz, avec un sandwich au magret sauce myrtille et un petit verre de Madiran (et plus qu'un verre souvent...) ! 

C'est donc le ventre tendu que je me rends au débat qui reprend là où il s'était arrêté l'an dernier, avec Jimi Hendrix. Au menu la guitare et les guitaristes modernes dans l'improvisation libre. McLaughlin, John Scofield, Weather Report, Sonny Sharrock, Derek Bailey, Eugène Chatebourt...les noms fusent mais, à ma grande surprise, point de Bill Frisell qui a pourtant un style unique, qui laisse une emprunte particulière au jazz. Mais le très bon orateur Jean-Paul Ricard me fait découvrir Larry Corriel et sa musique qui mélange soul, jazz et funk.
Bonne surprise, le débat se termine par une improvisation des guitaristes Raymond Boni et Rémi Charmasson, accompagnés de Bastien Boni à la contrebasse. Un leçon d'improvisation assez époustouflante.

La grâce et la poésie continuent avec le spectacle pour enfant Deux Travers. Un univers onirique qui ravit les petits et les grands.


Deux Travers

Moins convaincante, par contre, la rencontre entre la batterie d'Edward Perraud et le violon de Dan Waburton. Seulement 30 minutes de concert et 2 musiciens qui n'arrivent pas à vraiment dialoguer et à laisser passer une émotion. Toutefois le batteur laisse entrevoir quelques interventions étonnantes et spectaculaires.

Le Lilliput Orkestra nous présente quelques morceaux de son prochain opus, prévu pour 2006. Un peu plus d'électro, une basse électrique et funky, un peu de dub. Pour le reste pas de surprise, que du bon, avec cette faculté à mélanger de bonnes mélodies à la fois festives et urgentes tout en gardant une approche expérimentale.


Lilliput Orkestra

Le Président du Festival nous présente avec émotion le concert de Xavier Garcia, en se rappelant de 2003 et de son refus de jouer en soutien aux mouvements des intermittents du spectacle. Loin d'être fini, le combat continue avec l'Etat. Cette fois-ci Xavier Garcia est sur scène pour nous présenter la création Réel Meeting. Après un début difficile, on laisse petit à petit dériver notre esprit vers ce jazz libertaire. On est subjugué par les vocalises de Lucia Recio, qui arrive à la fois à improviser et à suivre les chorus des musiciens. Epatant.

C'est maintenant l'heure du dernier concert, et, comme à l'accoutumée, les musiciens viennent taper le boeuf au milieu du public dans le Verger. Cette année c'est au tour des toulousains de Y'a Pas Dig. Leur musique mélange allègrement la musique caraïbéenne et le jazz. Une véritable invitation à la danse qu'on ne peut refuser. Mais voilà, comme je le dis en début de cette chronique, je suis fatigué et la fin du festival me rend triste. Je ne vais donc pas au bout de leur prestation et ne ne vois pas non plus celle de No Flute.


Y'a Pas Dig

J'ai cependant déjà la tête à l'an prochain. Je serai de la partie, car au delà de sa convivialité, de son cadre, de sa bonne bouffe... on sait que ce festival jamais ne trahira son âme et nous étonnera sans cesse.

(Photos : Nicovara)


www.jazzaluz.com

auteur : Nicovara -
chronique publiée le 19/07/2005

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