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Les siestes électroniques - vendredi 1er juillet

2005

Modeselektor, DJ Feadz, Fedaden

Toulouse (France)

du : 1er juillet
au : 10 juillet 2005
La plus grande des hantises, pour un organisateur de concert ou de festival, est le manque : manque de matériel, de moyens, de boissons, de son ou plus radicalement d'artistes. Qui n'a pas en effet subi les affres des retards de trains, des accidents incongrus ou plus simplement des annulations de dernière minute ?

Pour sa quatrième édition, le festival Les siestes électroniques a du faire face à ce manque, et non des moindres, puisqu'il s'agissait de Machine Drum, l'un des groupes les plus attendus de la soirée d'ouverture. Malgré cette défection, cela ne nous a pas empêché de pénétrer dans la grande cour interne de l'hôtel Assezat. Intéressant clivage entre l'architecture historique du lieu et l'architecture sonore de l'électronique. C'est Fedaden, moitié de Del Wire, qui, le premier, imprima sa patte sur les pavés de la cour. Alors que l'on pensait légitiment avoir droit à une session de hip-hop abstrackt, c’est un live plus électro dans la forme comme dans l’esprit qui se trama. La première composition fut à ce titre parfaite. Déconstruction rythmique, fractures numériques qui se décomposèrent, au fil de la soirée, vers des formes plus brutes aux infrabasses dévastatrices ou plus apaisées, laissant un final à la Boards Of Canada, côté mélodies, entrecoupé de rythmiques décalées. Une vraie bonne surprise dont on attend impatiemment la suite sur disque.

En lieu et place de Machine Drum ce fut donc DJ Feadz. Commençant son set de manière assez abrupte (transitions sèches, cuts énergiques et prise de risques maximum), entre électro-clash et hip-hop, le Dj parisien vira très rapidement vers un fourre-tout sonore ennuyeux et incohérent. Passablement déçus, nous reçûmes les Modeselektor, un brin reticents. Pourtant, dès les premières secousses électro du groupe berlinois, nous ne pûmes rester insensibles face à leur force de frappe. Rythmiques hip-hop sourdes, virées techno, leur live commença de la plus belle des manières. Un peu trop justement au goût du voisinage qui fit cesser, par le biais de la police municipale, leur prestation musicale alors même que le groupe n’avait proposé que trois morceaux... Cris, sifflets, huées rien n’y fit ; et c’est un peu penauds que nous quittâmes l’hôtel pour rentrer modestement dans nos petits appartements...


www.les-siestes-electroniques.com
www.modeselektor.com
fedaden.free.fr

auteur : DrBou - drbou31@hotmail.com
chronique publiée le 13/10/2005

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