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Les Rencontres du Rock

2006

Expositions, rencontres, projections et concerts...

Toulouse (France)

du : 1er février
au : 11 février
Dans le cadre du festival Les Rencontres du Rock, plusieurs soirées furent consacrées à des thématiques. Se tenant principalement à la Médiathèque associative Les Musicophages, elles furent l’occasion de découvrir plusieurs facettes du rock, souvent à contre courant des idées toutes faites sur la question. C’est ainsi que nous pûmes découvrir The Fearless Freaks, documentaire sur le groupe The Flaming Lips réalisé par Bradley Beesley . Si l'on connait parfaitement le groupe pour ses disques psychédéliques et ses prestations scéniques surréalistes, on connait sans doute moins sa genèse et encore moins l’enfance de ses membres. Une enfance chaotique dans la banlieue d’Oklahoma entre drogues plus ou moins dures, football américain, prisons et passion de la musique. Se focalisant principalement sur les deux têtes pensantes du groupe, Wayne Coyne (chanteur, compositeur) et Steven Drozd (batteur touche à tout), le film dresse un portrait documenté des Flaming Lips, tout en lui ajoutant une certaine touche de nostalgie. A contre courant du American Way of Life bien pensant.

Une des autres soirées du festival fut dédiée aux affiches sérigraphiées de concerts, à travers l’exposition « L'art du rock », inspirée par le livre éponyme de Paul Grushkin publié aux Editions du Panama en 2005. L’exposition rassemble une collection d’affiches sérigraphiées, à tirage limité, toutes aussi belles les unes que les autres. Vous pouvez en retrouver quelques-unes plus bas. Si l’exposition montre une majorité d’artistes américains marqués par le style trash alternatif et les comics (Kozik, Emek, Justin Hampton, Leia Bell etc), elle n’oublie pas certains artistes francophones comme Bongoût et Seripop, dont l’esthétique psychédélique et ludique, illustre une autre facette de cet art graphique. Nous pûmes ainsi découvrir cette soirée là, un petit historique tout en images de l’art de l’affiche à Montréal en compagnie du duo canadien Seripop formé par les graphistes Yannick et Chloé.

Les deux dernières soirées de ces Rencontres du Rock furent dédiées à Bob Dylan, par l’entremise d’un film, Pat Garret & Billy The Kid de Sam Peckinpah et d’une conférence sur sa vie présentée par Stéphane Koechlin (journaliste musical au Figaroscope, écrivain et auteur de Bob Dylan Epitaphe 11 aux éditions Flammarion). Remontant aux sources biographiques, Stéphane Koechlin nous dévoila quelques facettes surprenantes de Bob Dylan. La première, c’est celle de ses débuts ratés, quand l’artiste américain, ne sachant que peu jouer de la guitare, se lance à l’assaut des bars, des boites pour atterrir au sacro-saint Greenwich Village. Pour survivre, Bob Dylan vole un peu, s’incruste beaucoup, squatte de ci de là, use et abuse de ses charmes, profite de tout ce qui lui passe sous la main... A force de témérité et de beaucoup de travail, Dylan va peu à peu se faire un petit nom dans le milieu. Ce petit rien lui suffira tout de même à croiser l’oreille attentive du producteur John Hammond qui le fait signer chez Columbia / CBS. Après un premier disque constitué essentiellement de reprises, Dylan va s’imposer rapidement grâce à son chant hors normes, flux musical ininterrompu, et à son style littéraire totalement novateur pour l’époque.

A partir de 1964, l’artiste américain va ainsi multiplier  les disques, les tournées, les rencontres décisives (Joan Baez), sans jamais donner l’impression de dormir. Une époque faste, un peu folle, que Dylan brisera avec sa période électrique, premier virage musical de sa carrière, suivi par son célèbre accident de moto en 1966. Choc physique autant que psychologique, cet accident marquera Dylan au plus profond de lui et malgré son second virage country puis gospel, il ne retrouvera pas le souffle épique qui l’animait auparavant.
La fin de la décennie 70 et les années 80 furent pour lui des années "trou noir", poursuivant ainsi le déclin de sa voix, de son inspiration et au final de sa musique. Son sauveur s’appellera Daniel Lanois qui le remit en scène avec un album au titre évocateur, Oh ! Mercy, en 1989. Aujourd’hui, malgré ses derniers albums en demi-teinte, Bob Dylan reste toujours un artiste en marge et imprévisible, capable de renverser en une ou deux chansons son auditoire.


www.musicophages.org
www.bobdylan.com
www.rock-poster-art.com

auteur : DrBou - drbou31@hotmail.com
chronique publiée le 11/03/2006

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