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Jazz à Luz - dimanche 6 juillet

2008

Wab, Octave Agobert, Hélène Labbarière 4tet, Ryoji Ikeda, Fanfare P4

Luz Saint-Sauveur (France)
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Wab


Après une nuit orageuse et froide, il m’était impossible de me lever pour le concert de 11h. Le cerveau endormi, je rejoignais à pied l’auberge des eaux vives pour prendre un café allongé. Mais c’est la bonne humeur et le dynamisme de Wab qui me réveilla. Avec sa voix et son sampler, il se transforma en homme-orchestre faisant la rythmique (batterie, basse fretless à faire pâlir Flea) et les instruments (guitare wah wah avec larsen, trompette à la Truffaz, flûte…). Derrière cette instrumentation étonnante, le bonhomme chante en français et en anglais. La musique a une essence funk emplie d’humour et d’énergie. Wab se mit facilement le public dans la poche en le faisant participer.

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La vallée de Luz


Après ce réveil tonique et un déjeuner, on se mit à grimper dans la magnifique vallée de Luz pour atteindre l’église de Saint-Sauveur. Là-bas, un personnage du nom d’Octave Agobert nous attendait. Juriste de métier, le bonhomme nous fit un plaidoyer sur l’essence du blues. Avec son accordéon, il nous joua du Bach, du Mozart, du Carlos Gardel… de façon blues. Un concert émouvant avec un public qui écouta religieusement. En grand orateur, Octave Agobert fit un long speech d’après concert en n’oubliant pas de remercier avec ironie Dieu et Nicolas Sarkozy.

Le soir, les concerts programmés furent irréprochables. À commencer par le concert d’Hélène Labarrière Quartet qui aura sonné comme un des plus jazz du festival. On est bouleversé par des mélodies aussi fortes que September the bass (hommage à Robert Wyatt) ou le magnifique Good boy. Hélène Labbarière fait corps avec sa contrebasse, secondée de près par le guitariste Hasse Poulsen toujours aussi percutant. Au début du set, son jeu était assez traditionnel et clair, lorgnant vers Bill Frisell, avant de s’électrifier et d’être plus furieux. Il joua avec ses pédales à effet créant des bruits d’ondes de radio puis tapa ses cordes avec des baguettes, une cloche tibétaine et une spirale de fer. Toujours aussi percutant et étonnant

Le second concert donné par Ryoji Ikeda fut un choc ! On entra dans le 22ème siècle, dans un cosmos inconnu. En alliant de façon synchrone un son minimaliste extraordinaire et des vidéos futuristes, le Japonais troubla nos sens. Estomaqué par les infrasons, par une rythmique lourde, mes yeux restèrent scotchés par la vidéo, le cerveau coupé du monde extérieur. Impossible après cela d’écouter autre chose.

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Vidéo projetée lors du concert d'Ikeda


J’aperçus donc de loin la Fanfare P4 essayant de réchauffer le public avec leur musique balkanique. Mais je n’étais déjà plus de ce monde, au moins pour une nuit.


www.jazzaluz.com
www.myspace.com/jazzaluz

auteur : Nicovara -
chronique publiée le 30/07/2008

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