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Garden Nef Party Festival - vendredi 18 juillet

2008

Archie Bronson Outfit, Alela Diane, Moriarty, The Kills, The Raconteurs, Brian Jonestown Massacre...

Angoulême (France)

du : 18
au : 19 juillet
3ème édition du Garden Nef Party Festival sur le magnifique Parc de la Ferme des Valettes. Décor verdoyant et bucolique. Ciel bleu. Que demander de plus ? Que la musique nous surprenne et nous donne un maximum d'émotions...

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Encore ébahi par le lieu, je regarde radieux le groupe anglais Archie Bronson Outfit. À eux le périlleux exercice d'ouvrir le festival. Mission accomplie pour le quartet. 2 guitares faisant la montagne russe, un saxophoniste original et une batterie vrombissante donnent un son sortant des sentiers battus rappelant un croisement entre Gallon Drunk. et les Queens Of The Stone Age. Des chansons énergiques et habitées. La bonne surprise du festival !

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La mauvaise non surprise étant les BB Brunes. Pour moi un mélange entre Elmer Food Beat et le pire de Téléphone. Mais la meilleure critique viendra du vendeur de Fajitas arborant un tee-shirt de Deep Purple : « les BB Brunes, c'est les Tokyo Hotel du 16ème arrondissement …De toute façon, je suis venu pour Iggy ». Sûrement une question de génération. On ne peut pas comprendre le phénomène autour de ce groupe à moins de s'appeler Philippe Manoeuvre.

Pas facile de monter seul sur scène. C'est pourtant ce que fera avec bravoure la délicate Alela Diane. Heureuse d'être là pour défendre les chansons de son dernier album (sorti chez Fargo) avec l'aide d'une guitare acoustique et d'une voix poignante et sans âge. Rosemary de Moriarty vient l'épauler sur The Rifle avant que tout le groupe débarque bon enfant sur l'excellent The Pirate's Gospel. Un final frais et sympathique.

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Les Nada Surf ne sont plus que l'ombre d'eux mêmes. Leurs nouvelles chansons pompeuses ne font même pas décoller le public, et leurs anciens tubes sont joués sans entrain. Cela sonne creux.

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D'énergie, Moriarty n'en manque pas. Un groupe à l'aise sur scène créant un univers plaisant et chaleureux. Une musique entre folk, pop, country et jazz. Ils reprennent avec talent Enjoy the Silence de Depeche Mode. Un son boisé en parfaite osmose avec le cadre du festival.

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Gros son pour les Kills mais sans l'intensité électrique qui les caractérise sauf à de rares moments (le morceau No Wow). On a l'impression que depuis qu'ils ne sont plus ensemble dans la vie, il y a moins d'intensité sexuelle sur scène qui électrifie leurs prestations. Chacun a des bonnes montées, mais cela ne se passe quasiment jamais ensemble. Il y a eu quand même ce moment où Hotel est venu défier VV en pointant sa guitare comme un fusil sur la tempe de cette dernière. Au final un bon concert mais sans le supplément d'âme qui fait la différence.

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D'âme, Jon Spencer en regorge. En prédicateur, il prêche l'essence du rock tel un illuminé. Son nouveau projet, Heavy Trash accompagné de musiciens du groupe danois Power Solo plonge à la source du rock. Du rockabilly à la limite du conservatisme qui rend parfois le concert ennuyeux.

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Le meilleur son de la soirée sera pour The Raconteurs. Entre classic rock (avec des accents de Led Zeppelin) et pop, leur musique est déroulée impeccablement. Cela peut paraître ennuyeux pour certains, mais leur technique sans faille est au service de mélodies accrocheuses à l'image de l'excellente Steady As She Goes. Le groupe est un terrain de jeu pour Jack White. Cependant, ce dernier s'efface derrière le groupe et la voix de Brendan Benson.

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Anton Newcombe, leader du Brian Jonestown Massacre est dans un bon jour. Il avoue au public : « It's a great day, it's a great place ». Sur une scène sombre, il reste pourtant en retrait tournant quasiment le dos le public. Il laisse la vedette à ce farfelu de Joel Gion, juste là pour jouer du tambourin et haranguer la foule. Les 3 guitares dégagent un mur du son planant entre psyché et noisy. Très bonne prestation qui nous évitera d'aller voir My Bloody Valentine. Une ambiance de magie noire vient de planer sur Angoulême.

Gros show pour Justice, notamment au niveau des lumières. Leurs chansons n'ont rien d'original (merci Daft Punk) mais sont très efficaces pour enflammer le public. Le groupe met ce dernier dans sa poche en rendant hommage à Simian en passant leur hymne générationnel Never Be Alone (celui remixé bien sûr par leurs soins).

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Mais malheureusement le dj set de Simian Mobile Disco prévu sur le programme est remplacé par celui de DJ Data. Un mix qui sera sans saveur et originalité. Trop décevant pour nous faire danser à cette heure de fatigue. Il est temps de se réserver quelques forces pour le lendemain.


www.gardennefparty.com

auteur : Nicovara -
chronique publiée le 07/08/2008

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