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Jazz à Luz - samedi 10 juillet

2004

La noria, le Diwan de Biskra, Benat Achiary, Couturier-Di Donato, Le tigre des platanes

Luz-Saint-Sauveur (France)

du : 10 juillet
au : 13 juillet 2004
La 14ème édition du festival d'altitude s'est ouverte dans un contexte politique morose. En effet, notre cher gouvernement continue dans la casse culturelle. Les festivals comme Jazz à Luz sont menacés de disparition puisque l'Etat veut supprimer les subventions pour les manifestations recevant moins de 5000 spectateurs par jour. Mais pourvu que ce formidable festival continue son bout de chemin en restant à dimension humaine et humaniste. On s'y sent vraiment bien. L'ambiance est cool. Et le plus important, la sélection musicale est excellente, à la fois pointue, accessible et variée.

Cela commenca d'ailleurs de façon assez rude avec le duo Couturier (piano) - Di Donato (clarinette), de la musique de chambre plutôt expérimentale. Di Donato utilise son instrument de manière non conforme, jouant plus sur les rythmiques et l'ambiance que sur les mélodies. Le pianiste se plaçant parfaitement derrière cette rythmique particulière tout en laissant place à l'improvisation. Il y eut quelques moments déroutants (prétentieux ?), mais pour la plupart intéressants et même divertissants, quand par exemple Di Donato frotta sa barbe sur sa clarinette ou quand il souffla dedans de manière convulsive. Etonnant.

Nous nous rendîmes ensuite au Casino pour le cocktail d'inauguration du festival, afin de nous remplir le gosier de vins du Madiran, tout en supportant la seule faute de goût du festival, en l'occurrence I.Jazz (imposé par le Casino ?) qui déversa sur nous une musique aussi kitsch que la moquette de la salle.

On oublia vite ce moment en se rinçant les oreilles avec le jazz méditerranéen de La Noria, concert très agréable qui mélangea flamenco, musique du Maghreb et jazz. L'apport du piano associé aux percussions pour la rythmique fut très intéressant.

Puis direction le chapiteau pour une rencontre entre le chanteur basque Beñat Achiary et les musiciens du Diwan de Biskra. Beñat Achiary. Vêtus en habit traditionnel, le chanteur basque improvisa des vocalises incroyables autour de la musique gnawa. Il utilise sa voix comme un véritable instrument. Ce mélange explosif allié à une rythmique hypnotique nous fit rentrer dans une transe qui atteignit son summum lorsque le groupe se mêla dans la foule pour la fin du concert. Ce spectacle nous a emmené dans des contrées imaginaires.


Le Diwan de Biskra

La soirée se termina parfaitement à la salle des voûtes avec les dignes successeurs de Morphine (dans l'esprit), les toulousains du Tigre des platanes qui jouèrent jusqu'au bout de la nuit au plus grand bonheur du public. Mais on revient plus amplement ici  sur leur prestation du dimanche soir.




www.luz.org/

auteur : Nicovara -
chronique publiée le 15/07/2004

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