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Festival Indétendances - mercredi 21 juillet

2004

Tarmac

Paris-Plage (France)
Une reprise des Clash en ouverture - Lose This Skin -, une des Stranglers - Cruel Garden - pour conclure (ou presque) : Tarmac aura donné une orientation délibérément rock à son concert de clôture de la première soirée du Festival Indétendances, événement musical organisé par un célébre agitateur culturel (?).
Sise sur les quais de Seine, à l'ouest du pont de Sully, juste derrière une piscine du plus bel effet (grande nouveauté 2004 de Paris-Plage), la scène de la manifestation accueillait donc, pour ce grand raout de lancement (Laurent Korcia, Sylvain Luc, Ilene Barnes et The Servant les auront précédés), Gaëtan Roussel et Arnaud Samuel, co-leaders d'une formation comportant également comme membre de choix Philippe Almosnino, guitariste des Wampas de son état.
Dans la foulée d'un excellent album live, enregistré au Réservoir et sorti le 24 mai dernier (Concert au Réservoir, Paris, 23/12/2003, 21:00 (Atmosphériques)), le quintet (un bassiste et un batteur complètent le groupe) aura joliment revisité, une heure et des poussières durant, son attachant répertoire, qui doit autant à de grands anciens de la chanson française (Brassens, Brel...), qu'à des artistes plus contemporains (Violent Femmes notamment).
Ne cachant pas son bonheur de jouer dans un tel cadre (les paroles de Chaque Ville pourraient bien devenir l'hymne de la manifestation estivale  - " Comment te dire si l'on est Parisien, On est tout autant Barcelonais, C'est Paris bord de mer, Ou Barcelone au cœur des terres, Chaque ville est la tienne..." -), le groupe lâche la bride, sourit sans cesse, salue les touristes en goguette qui passent sur les bateaux-mouche, et plus que tout emballe un public qui communie avec lui. Qu'elles soient de tonalité folk, reggae, dub, rock ou chanson, les compositions des deux albums studio, L’Atelier et Notre époque, sont en effet transcendées en live, révélant toute leur richesse, que renforcent des textes humanistes et parfois engagés.
Belle entame pour une manifestation qui verra défiler, pendant un mois, des artistes aussi intéressants qu' A.S Dragon, Rhésus, Mig, Stanley Beckford, Julien Ribot, Les Ogres de Barback, Perry Blake, Lætitia Sheriff ou Blonde Redhead. Et tout ça pour pas un rond !


www.tarmacmusiconline.com/
www.paris.fr/fr/actualites/ete_paris_2004/Paris_plage_2004/musique.asp

auteur : Jérôme Crépieux - jerome_(at)_foutraque.com
chronique publiée le 22/07/2004

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