17/09/2019  |  5229 chroniques, 169 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 01/09/2019 à 18:56:09
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    chronique film
DIG!

Ondi Timoner
Etats-Unis - 2004
avec : The Dandy Warhols, The Brian Jonestown Massacre
durée : 1h47
Enfin un film rock’n’roll à tendance foutraque ! Sorti en salles ce mercredi 13 avril 2005, DIG!, réalisé et monté par Ondi Timoner, nous raconte 7 ans de vie aux USA de deux groupes plus ou moins rock. L’affiche de cette révolution musicale est Dandy Warhols vs. The Brian Jonestown Massacre.
La toute jeune réalisatrice O.T. s’efface au profit des groupes, on ne la voit pas, elle pose des questions, mais ne narre pas. Pour ce film documentaire, elle réussit à sélectionner 1h47 sur ses 1500 heures de tournage : scènes de bagarre, d’enregistrement, de road tour ou de prises de coke. On y apprend que Courtney Taylor et ses 4 compères de Portland ne descendent pas, à ma grande surprise, des Mormons, mais qu'ils sont tout aussi défoncés que The Brian Jonestown Massacre. En tout cas, ils le cachent bien et arrivent à soudoyer les douanes françaises en balançant des t-shirts promo.

Les Dandy Warhols sont sans surprise : une carrière maîtrisée, tous mariés, descendant de familles « saines ». Toutefois, le film nous présente quelques accrocs et difficultés à leurs débuts. Courtney Taylor en est la tête pensante, très pote avec Anton Newcombe des B.J.M.. Ils démarrent au même niveau chacun, avec leur van américain déglingué. Les D.W. le troqueront, une fois signés sur une major, contre un véhicule à mi-chemin entre la Rolls Royce et le salon de mes parents. Mais bon, les canapés en cuir c’est quand même rock ! Pour avoir cette reconnaissance internationale, Mr. Taylor a tout fait pour appâter les industriels de la musique.

Anton, lui, saborde tous ses contacts, content de ce qu’il fait, ne souhaitant finalement pas s’en sortir : ses musiciens changent d’horizon l'un après l'autre,  généralement aux cours de concerts baston. Peter Hayes, guitariste, s’est ainsi cassé au sein des Black Rebel Motorcycle Club. Quand il y a du public, il faut s’attendre à une mésentente sur scène. Ce qui est dommage, car un groupe « moins authentique », comme The Dandy Warhols, y prend beaucoup de plaisir. Le chanteur charismatiquement déluré des B.J.M. suscite l’admiration du leader des D.W. : « Pourquoi ça n’arrive jamais avec mon groupe ? C’est cool. » pendant que les musiciens de B.J.M. se fritent et s’envoient des patates.

Au départ, aux premiers instants de fraternité entre les deux groupes, j’avais vraiment envie de monter moi-aussi mon groupe, de louer une villa pour y faire des parties jusque très tard. Mais lorsque le documentaire s’achève, on n’a pas vraiment envie de ressembler à ce doué mais allumé d’Anton, ni à Courtney qui, avec le succès, arbore une sale coupe de cheveux.
Anton pense que si il y a eu révolution, The Brian Jonestown Massacre en ont été les partisans. A quand la prochaine révolution ?

N.d.l.r. : Grand Prix du Jury au Festival de Sundance 2004.


www.dig.fr
www.dandywarhols.com
www.brianjonestownmassacre.com

auteur : Sylvain Silver - sylvainsilver ate hotmail.fr
chronique publiée le 14/04/2005

Partager


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire