29/03/2020  |  5333 chroniques, 171 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 28/03/2020 à 15:36:48
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    chronique film
Interstella 5555 - The 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem

Leiji Matsumoto / Daft Punk
France / Japon - 2003
durée : 67'
Leiji Matsumoto et Daft Punk nous livrent une œuvre parfaitement symbiotique qui villipende au travers d’un scénario - quelque peu simpliste - le milieu de la production musicale. Universal 666. Un œuvre kitsch mais séduisante.
Encore faut - il que le kitsch ne soit pas "l’oubli volontaire de tirer la chasse après avoir été aux toilettes".

Les personnages sont filiformes. La couleur de leur peau est bleue. Les femmes sont blondes. Cela ne vous dit rien ?! Leiji Matsumoto est le créateur du fameux dessin animé Albator !! Ca y est, ça vous revient ? Interstella 5555 est le genre de film où s'installe dès le départ un doute, une réticence, mais qui arrive au fil des plages musicales à nous prendre par la main pour nous accompagner dans un nouvel univers. A la première plage, on a le droit au tube des tubes. On se dit qu'il y a de la complaisance. Les musiciens dessinés par Matsumoto ressemblent étrangement à l'idée qu’on se fait du groupe. Du Old - Eighties démodé. Mais petit à petit on comprend vite que ce qui semblait être du mauvais goût est une critique pur et simple du "Star System", et plus précisément des managers. Sujet d’actualité !! Auto-dérision ?!
Et puis la séduction opère. On perçoit qu’il y a autre chose dans cette musique, "de la patte", "une touche", de la rage. Comme si l’on avait déjà entendu quelque chose de très proche, mais pas vraiment ça. Les premiers punks robotisés certainement !!
Et tout colle. Tout est indissociable, fait pour aller ensemble. Comme si Matsumoto et Daft Punk avaient fusionné leurs âmes. L’œuvre devient logique, évidente. Là est la réussite du projet, sa force.

Mais si ce film joue par sa force de séduction, il n’en va pas moins qu’il peut également agacer un certain nombre de "cinémusicophiles" qui pourraient sentir l’œuvre un peu vieillotte, comme peut l’être la musique des Daft Punk. A moins que celle - ci ne recouvre un jour ou l’autre une nouvelle jeunesse, mais j’ai bien peur que si tel était le cas, l’engouement n’en serait que bien éphémère. A suivre…


www.daftpunk.com/

auteur : Bernard Chenin - bernard@foutraque.com
chronique publiée le 29/02/2004

Partager


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire