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Cured, Two Imaginary Boys

Lol Tolhurst
Le Mot et le Reste - 19 janvier 2017
Cured, Two Imaginary Boys est la première biographie écrite par un membre des Cure. Lol Tolhurst fait partie des membres fondateurs du groupe. A la batterie, puis au synthé, il a fait partie du groupe de 1976 à 1989, de l’album Three Imaginary Boys à Desintegration, soit la meilleure période discographique des Cure, avec le sommet Seventeen Seconds/Faith et Pornography, l’album préféré de Lol. En 1989 il se fait virer du groupe à cause de son addiction à l’alcool. L’alcool, les bars, on les trouve présents tout au long de sa bio, telle une maladie qui vous ronge, jusqu’à devenir désagréable avec son entourage. Son père alcoolique, aurait dû lui servir de mauvais exemple.

Pour raconter sa vie au sein des Cure, Lol écrit d’une façon simple. Pas d’exercice de style, même si par moment il s’envole dans des passages imagés, pas d’humour (à l’inverse de la bio de Peter Hook pour son fabuleux Unknown Pleasures, Joy Division vu de l’intérieur), mais de la rédemption (le dernier chapitre), des déceptions, un bilan mitigé, mais aussi fort heureusement beaucoup de bons moments (les ¾ du livre). Lol connait Robert Smith depuis l’enfance. Ils étaient voisins à Crawley, une ville nouvelle de la banlieue de Londres. Ils ont grandi ensemble, créé le groupe, découvert le business impitoyable de la musique rock. Il ne rentre pas dans le détail de la création, l’écriture des albums, sauf pour Kiss Me, Kiss Me enregistré dans le sud de la France. Il s’attarde plus sur les concerts, les tournées, les fêtes, les afters. Lol aime partir en tournée et découvrir le monde. Chose qu’il n’aurait pas connu, s’il était resté vivre à Crawley en travaillant à l’usine. Il parle peu des groupes de la même époque. Il dit juste que Wire fut une influence. Il parle de sa famille, dont la mort de sa mère au moment de Faith, son milieu social, ses rencontres amoureuses et surtout de Robert Smith, son meilleur ami, qui l'a viré du groupe en 1989. Suivra un procès qu’il va perdre et des longues années sans contact avec Robert, Simon Gallup et les autres membres du groupe. Fort heureusement, ils ont fini par se réconcilier. Il parle aussi de l’après Cure avec Presence puis Levinhurts créé avec sa 2ème femme.
Pour finir cette chronique, un passage du livre qui résume bien son bonheur au sein des Cure : « En tant qu’artiste, le plus beau cadeau que j’ai reçu est la liberté émotionnelle et le sentiment de mieux me connaître à chaque étape de ma vie grâce aux Cure. Les paroles de nos chansons ont toujours résonné en moi. Elles m’ont accompagné et m’ont beaucoup aidé à la vie. C’était pour moi une sorte de journal intime. Tout ce sur quoi on écrivait était très personnel, mais ça parlait à tout le monde, ce qui rend ces chansons presque sacrées quand j’y pense. Ou plutôt sacrées dans mon esprit. » (Page 176).
Si vous êtes fan des Cure, cette bio, malgré ses petites imperfections est vivement recommandée, pour percer un peu de l’intérieur « du dernier grand groupe de rock anglais » dixit Robert Plant de Led Zeppelin.


lemotetlereste.com/musiques/cured/
fr-fr.facebook.com/officialloltolhurst/

auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr
chronique publiée le 02/05/2017

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