22/09/2017  |  4873 chroniques, 162 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 20/09/2017 à 16:33:19
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Yeti Lane: Hypnotisme


Mars 2012

Cyann & Ben is dead, c’était en 2009. Cyann est partie pour une carrière en solo et Ben, Charlie et LoAc ont formé le groupe Yeti Lane. Après un EP et un premier album pop (sortie en 2009), LoAc quitte à son tour l'aventure. Yeti Lane en duo se tourne vers une musique plus psyché/krautrock, en témoignage le magnifique EP Twice et le nouvel album The Echo Show.
Rencontre avec Ben (chant, guitare, synthés) et Charlie Boyer (Batterie, synthés).


Le yeti de votre nom a-t-il une relation avec le yeti de la BD "Tintin au Tibet"?
Ben: Non aucune, mais le Yeti intrigue toujours autant.
Charlie: En tous cas, pas plus qu’avec celui du groupe Amoon Duul II, celui de Skoda ou celui de la pub pour les tic-tac.

Si Cyann & Ben n’avait pas splitté, l’aventure Yeti Lane aurait-il pu voir le jour?
Ben: Je ne pense pas. C'est évidemment lié, et la séparation de Cyann & Ben n'a pas signé la fin de notre activité musicale. Cyann & Ben fut toujours en évolution et les envies musicales de certains ont déplu à d'autres. C'est dans ce contexte que Yeti Lane a vu le jour.
Charlie: La séparation du groupe a été le déclencheur, certaines orientations musicales étaient déjà en gestation au sein même de Cyann & Ben, mais le fait que Cyann quitte le navire nous a incités à y aller plus franchement, à marquer une rupture plus nette. Nouveau nom, nouvelle ligne directrice musicale.

Qu’est ce qui a déclenché l’aventure/l’envie de créer Yeti Lane?
Charlie: L’envie d’explorer de nouveaux horizons vient simplement du fait qu’après trois albums de Cyann & Ben, nous avons eu l’impression que nous avions tendance à nous enfermer dans une manière de faire et dans des automatismes un peu systématiques. D’où l’idée de chercher à «casser le moule» et de lâcher les envolées instrumentales lyrico-psychédéliques pour se concentrer sur le songwritting, sur le côté pop.
Ben: La mort d'un projet a donné naissance à un autre. C'était évidemment triste, mais la première réaction fut de se mettre au travail et d'écrire notre 1er album. Je crois qu'on à tout juste continué le chemin que l'on avait commencé à emprunter. Lorsque Cyann & Ben s'est arrêté nous étions en train de travailler sur ce qui aurait été le 4ème album. Je ne dis pas que ce disque aurait été le ce qu'est le 1er Album de Yeti Lane mais les portes étaient grandes ouvertes.

Les fans de Cyann & Ben vous suivent? Ils ne sont pas désorientés avec le style de Yeti Lane?
Charlie: C’est dur à dire. Certains on été ravis de l’évolution, d’autre moins. En tous cas je pense que beaucoup on été surpris de ne pas retrouver leurs repères et on mi un peu de temps à assimiler le changement.
Ben: Je ne sais pas exactement qui nous suit aujourd'hui. Mais je sais que nous surprendrons et aussi que nous décevrons. Yeti Lane n'est pas Cyann & Ben mais y est intimement lié. Je me souviens d'un spectateur venu me parler après un concert de Yeti Lane et m'exprimer son regret pour Cyann & Ben mais aussi sa joie de découvrir ce que nous faisions aujourd'hui.

Peu de temps après la création de Yeti Lane un nouveau départ et déjà LoAc a quitté le yeti, pourquoi? Ben: Il semblerait que les personnes qui jouent avec Charlie et moi ont tendance à se faire la malle.
Charlie: On doit vraiment être insupportables! Plus sérieusement, Yeti Lane est un projet en constante évolution LoAc a quitté le groupe il y a quelques mois déjà pour des raisons personnelles. Mais nous sommes toujours en très bon termes et on se voit encore.
Ben: LoAc c'est senti trop fatigué pour continuer l'histoire avec nous. D'autres projets pour lui. Il a fait son choix et l'acceptons avec respect.
Charlie: Lorsque l’on s’est retrouvé tous les deux avec Ben, on a tout de suite commencé à jammer et à composer de nouveaux titres. La formule actuelle, de part sa conception et son line-up est vraiment différente du trio de départ, sur scène au final nous ne jouons que peu de morceaux issus du premier album. On en a gardé quelques uns, mais de toutes façons ce sont des morceaux qui ont été composés et enregistrés il y a déjà pas mal de temps. Plutôt que de se prendre la tête à essayer de réarranger les anciens titres, on a préféré se concentrer sur l’avenir et jouer des nouveaux titres, comme ceux qui figurent sur notre EP, enregistré en duo.
Ben: Encore un nouveau jeu et de nouvelles règles à inventer et assimiler. Finalement toute cette histoire excite un peu nos quotidiens. Mais comme l’a dit Charlie, on joue très peu des morceaux de l'album et nous avons préféré nous mettre à réinventer notre formule avec de nouveaux morceaux. Etrangement on a renoué avec une certaine puissance et un côté plus sonique.

Votre 1er album sonnait pop sixties et depuis le EP Twice votre musique est plus psyché/krautrock. Quel a été le déclic qui a déclenché ce changement de style?
Ben: L’intérêt du style krautrock est depuis longtemps un point commun entre Charlie et moi. Se retrouver tous les deux nous a permis d'accentuer le trait.
Charlie: Avec Cyann & Ben, puis avec Yeti Lane, nous avons toujours eu un fonctionnement démocratique, chacun apportant ses influences personnelles au moment de l’écriture. Le krautrock, le space-rock, sont des styles musicaux que nous avons toujours apprécié et je trouve que l’on peut déjà déceler ces influences dés les premiers Cyann & Ben, mais plus diluées, plus timides. Et les astuces que nous avons trouvé avec Ben pour jouer à deux (l’utilisation des synthés analogiques, les bidouillages sonores) nous ont rapidement emmenés vers ces horizons. C’est vrai aussi que LoAc est un grand spécialiste des Beach Boys et des Beatles, cette composante est moins présente depuis son départ.

Deux années séparent la sortie du EP Twice et le nouvel album. C’est parce que The Echo Show a été dur à mètre en place, à coordonner, à finaliser ?
Charlie : En fait on a commencé à travailler sur The Echo Show peu de temps après la sortie du Twice EP. L’enregistrement a pris un certain temps, mais finalement c’est l’étape qui fut la plus rapide. On n’a pas voulu brûler les étapes et aller trop vite, comme pour le Twice EP. On s’est beaucoup investi dans cet album, et on ne voulait être toujours capables de l’assumer au moment de la sortie, d’éviter les regrets. On a donc refait le mixage, changé plusieurs fois le tracklisting (on a enregistré 15 titres pour n’en garder que 9), et pris le temps de se coordonner avec nos deux labels.
Ben : L'enregistrement d'un album est un processus lent, de la genèse des morceaux jusqu'à la finalisation de l'album, il y a beaucoup d'étapes. Et aussi une fois terminé il y a toute cette préparation de la sortie jusqu'à son arrivée en magasin. Ca n'a pas été difficile à faire mais plutôt un plaisir à l'enregistrer. On a pris notre temps parce qu'on voulait que l'album soit bon et qu'il ne soit pas gâché à sa sortie. J'espère que c'est le cas aujourd'hui.

Dans quel état d’esprit avez-vous abordé la création de The Echo Show ? Vous aviez quoi en tête comme objectif, comme couleur musicale à faire apparaitre sur l’album ?
Ben : Je ne sais pas si on avait réellement un objectif précis, mais plutôt pas mal de pistes à explorer. Evidemment on cherchait quelque chose de spatial et planant, mais tout c'est préciser au fur et à mesure que l'on avançait. On a surtout voulu s'orienter vers le son d'une famille musicale qu'on apprécie beaucoup, des groupes comme Stereolab, Spacemen 3, My Bloody Valentine.
Charlie : On avait vraiment envie de faire un album homogène et massif. D’à la fois planant et puissant. The Echo Show est le titre d’un des morceaux du disque, et il se prêtait bien à l’ambiance de l’album, c’est un effet qui est très présent sur tous les titres du disque.

Vos nouveaux titres sont très mélodiques. La mélodie est chez vous le point de départ pour composer un morceau ? C’est pour vous un élément essentiel pour créer un nouveau titre ?
Charlie : C’est Ben qui amène les morceaux que l’on arrange ensuite tous les deux. En général c’est effectivement une mélodie avec une grille d’accords qui sert de trame de départ.
Ben : Souvent le point de départ est une chanson avec une mélodie de voix, des accords et une pseudo structure. Ensuite vient l'étape de la reconstruction et on travaille tous les deux à ce qui deviendra un morceau de Yeti Lane, en lui donnant la couleur et le son qui lui iront le mieux.

J’adore le titre Analog Wheel. Vous pouvez nous parler de la création de se titre, du point de départ à sa finalité ?
Ben : Typiquement un morceau répétitif. Voilà ce qu'on a voulu faire. Une boucle d'accord et une sorte de mécanisme pour que ça monte sans cesse. Hypnotisme. L'expliquer, je ne pense pas pouvoir le faire et puis ça ne servirait à rien, autant l'écouter et se laisser porter.
Charlie : Je ne me rappelle plus vraiment la genèse de ce titre, je sais qu’on avait beaucoup d’espoir dans cette chanson en studio, et qu’on y a passé un temps fou pour trouver la bonne alchimie. Je crois qu’on a refait le mixage au moins 3 fois !

On sent chez vous que le son est crucial. Avoir le « bon » son, avoir LE SON est chez vous une obsession maladive ? Et comment allez vous recréer ce son en live ?
Charlie : On est assez obsédés par le son et particulièrement en studio. Cette fois avec Antoine (Gaillet) qui est aussi obsédé que nous, on a pu se faire plaisir. On est un peu du genre à essayer des tas de guitares et d’amplis, de synthétiseurs différents, de placements de micros pour chaque son. Sur scène, c’est forcément plus brut, mais on emporte toujours nos synthés analogiques, plusieurs amplis de guitares, nos effets.
Ben : Obsession oui peut être, mais pas maladive. C'est plutôt sain je trouve, ce n'est que du plaisir. Sur scène c'est certainement différent mais j'aime rappeler que cet album est l'image de ce que nous sommes sur scène. Des prises live en duo sont la base de cet enregistrement. Evidemment une étape amène la suivante et on ré-envisage notre live en fonction de notre album, mais tout ceci est très proche.

Vous avez refait appel à Antoine Gaillet pour produire l’album. Pourquoi?
Ben : Antoine est incroyable et sait faire sonner un disque!
Charlie : On connaît Antoine depuis des années. Notre première collaboration remonte à 2003, pour le deuxième album de Cyann & Ben. On a également fait l’album suivant avec lui. On s’est tout de suite très bien entendu et on l’a présenté à nos amis à l ‘époque, que ce soient les Berg Sans Nipple ou M83 et Zombie Zombie. On est très fan de son travail, et ça faisait un moment que l’on se disait que ça serait cool de retravailler ensemble.

A travers les titres, on sent une certaine mélancolie (par exemple Warning Sensation et sa guitare à la Cure). Quand vous vous retrouvez tous les 2 à composer, la mélancolie prend le dessus ?
Ben : Et bien non. On a plutôt le sourire en général.
Charlie : La mélancolie a toujours été présente dans notre musique. Je pense qu’à la création de Yeti Lane, on a volontairement mis de côté cette facette pour marquer la rupture avec Cyann & Ben. Mais finalement cette fois on s’est dit que c’était dommage de s’interdire des choses.

Votre album a prit deux ans pour être finalisé. Votre entourage, votre label, le producteur ont été conciliant avec vous pour vous laisser le temps nécessaire à créer ce bel album ?
Charlie : Finalement 2 ans ce n’est pas si long. Les maisons de disques demandent à avoir le disque entièrement terminé au moins 6 mois avant la sortie, la réalisation du disque en lui même ne s’est étalée « que » sur 6 ou 7 mois, entre la première note enregistrée, le mixage, le mastering et la validation de la pochette. Pour le reste c’est justement pour mettre la sortie en place que ça a pris du temps.
Ben : On n’est pas du tout dans ce genre de configuration de label et je ne sais pas si ça existe encore. Avec Julien de Clapping et Nat de Sonic Cathedral c'est plus du genre main dans la main.

David Ivar d’Herman Dune chante sur le titre Sparkling Sunbeam. Vous pouvez nous parler de cette collaboration ?
Ben : Je connais bien David car je joue aussi dans Herman Dune en tant que bassiste. Il y a avait l'idée sur ce titre de faire intervenir quelqu'un dans le genre voix à la Velvet Underground. Ca nous à sembler la bonne personne. Je ne sais pas si au final ça sonne comme on l'avait imaginé, mais en tout cas c'est parfait!
Charlie : On se disait qu’une deuxième voix serait bien sur ce titre, et on est rapidement tombés d’accord pour demander à David. Vu que Ben est également bassiste de Herman Dune ça a été assez naturel.

La pochette est (je pense) un clin d’œil à celle de Trans Europe Express de Kraftwerk. C’est un caprice de fan ?
Ben : Qu'on le croit ou pas mais c'est un hasard. Evidemment on l'a remarqué comme tout le monde, mais ça ne nous a pas du tout dérangés et la référence nous a paru adéquate. Kraftwerk fait partie de nos groupes favoris parmi l'univers Krautrock que l'on adore.
Charlie : Au départ c’est une coïncidence. Le graphiste avait plus en tête une pochette de Simon & Garfunkel. Après la séance photo, il nous a proposé plein de choses, avec des graphismes différents, des photos différentes. On a associé un lettrage d’une proposition avec une photo d’une autre, et là effectivement Kraftwerk est apparu. On a gardé cette direction, on est fan tous les deux !

Vous utilisez des vieux synthétiseurs. Où les trouvez-vous? Est ce que vous les transformer? Si oui vous avez fait des études d’ingénieur du son?
Ben: Pas d'études d'ingénieur du son. Et nos vieux synthés, c'est les petites annonces et les rencontres, car hélas les rares magasins qui vendent ce genre d'instruments les proposent bien chers. Nous ne les transformons pas, mais essayons de nous les approprier en leur créant un contexte propre au groupe. Ces instruments ne sonnent jamais pareils d'un utilisateur à un autre. Quelquefois ça me rend jaloux ou j'en suis dérouté.
Charlie: Je crois qu’on est vraiment accros aux vieux synthés analogiques, que c’est une passion commune depuis des années. A l’époque je faisais les vides greniers et les dépôt-ventes, maintenant ça se passe plus sur internet, mais les prix se sont envolés! Certaines machines sont sur scène avec nous depuis l’époque Cyann & Ben, mais on a repensé le set de synthés pour la nouvelle version du groupe. C’est drôle car au début de Yeti Lane, on avait décidé d’arrêter de transporter tous ces kilos d’instruments hors d’âge et super fragiles et de les remplacer par des ordis, pour des raisons pratiques, mais avec le recul on s’est rendu compte que ça nous manquait. Le son n’a rien à voir, et visuellement, physiquement, il y a un vrai rapport à l’instrument avec lequel un plugin ne peut pas rivaliser. On ne bidouille pas vraiment les machines, à quelques exceptions près, mais l’utilisation de synthés semi-modulaires et de l’informatique nous a permis de créer une manière personnelle de piloter ces sons, en les reliant à la batterie par exemple. Dans ce sens, André Duracell a été une vraie révélation pour moi !

Vous côtoyez les groupes français qui font de la musique psyché? Je pense à Turzi, Zombi Zombi et Aqua Nebula Oscillator. Sinon qui sont vos potes coté groupes français et d’ailleurs?
Ben: Nous vivons à Paris et cette ville n'est pas si grande. On apprécie beaucoup Turzi et on les croise de temps en temps entre les studios de répétitions et les concerts. Il y a pas mal de groupes intéressants et ça nous arrive de passer du temps avec Zombie Zombie, Herman Dune, El Boy die, Friction, Team Ghost et bien d'autres.
Charlie: Centenaire, KingQ4, Berg Sans Nipple, la bande Syd Matters/Chicros/MGIBTY, The Rodeo.

Cyann fait une carrière solo. Vous suivez son parcours?
Charlie: Oui, je suis allé voir son premier concert solo, mais j’ai raté son dernier concert parisien. J’attends surtout sa prochaine livraison discographique avec impatience!
Ben: Nous avons passé pas mal de temps ensemble et partager beaucoup de moments forts, nous suivrons sa carrière évidemment.

Vous vivez à Paris. Vous aimez Paris? Et qu’est ce qui vous déplait à Paris? Quelles sont vos activités culturelles, sportives (et autres dada) que vous pratiquez dans la ville lumière?
Charlie: Je me sens très bien à Paris. Comme toutes les villes elle a ses bons et ses mauvais côtés, mais je m’y plais vraiment. Ca fait maintenant 14 ans que je m’y suis installé, j’y ai mes amis, mes salles de concerts et mes disquaires préférés.
Ben: J'aime les grandes villes où il se passe des choses. Il y a de belles salles de concerts de toutes tailles où passent de beaux groupes. Des petits groupes comme des groupes confirmés. Paris est une ville de passage obligé pour beaucoup d'artistes et c'est très agréable de pouvoir en témoigner. Evidemment comme toutes grandes cités il y a des inconvénients mais on décide de les contourner et tout se passe bien. J'ai vécu dans d'autres endroits très jolis mais aussi plus petits où il se passait moins de choses et en ai finalement assez souffert.

En juin 2010 vous avez joué à Paris en première parti des Zombies. Que représente ce groupe pour vous?
Charlie: C’est assez étrange de jouer avec les Zombies. C’est un groupe que j’apprécie beaucoup, Odessey & Oracle est un album mythique que j’adore et que j’écoute toujours avec autant de plaisir. Par contre j’avoue que je suis moins fan de ce qu’ils ont fait ensuite, de leurs projets solos, etc. Sur scène actuellement je ne sais qu’en penser, c’est assez déroutant de voir ces gens qui ont fait la sonorité de la pop des 60’s jouer avec un son si moderne et impersonnel. Mais la magie opère quand même quand ils rejouent les vieux tubes!
Ben: J'aime aussi beaucoup leur album Odessey & Oracle. J'apprécie beaucoup de groupes des 60's. Cette une période dans laquelle je puise pas mal d'inspiration.

Qui sont les artistes/personnalités que vous admirez, que vous suivez qu’importe les modes et les hypes?
Charlie: Il y en a plusieurs. Si je devais en choisir un seul, ça serait sans hésitation Robert Wyatt. De Soft Machine à Matching Mole en passant bien sûr par toute sa discographie solo, je suis fan à 100%. Son jeu de batterie, de claviers, son timbre de voix, son sens de la mélodie et son engagement politique, je suis vraiment fan!
Ben: En premier c'est Neil Young, ça m'arrive de l'oublier mais je me fais toujours rattraper et en suis toujours autant touché. Mais récemment ce sont les Beatles qui m'ont encore une fois surpris.

Si vous récoltez beaucoup d’argent avec le nouvel album, aimeriez-vous acheter un billet pour voyager dans l’espace ?
Ben : Je doute que ça arrive mais je n'y avais pas pensé. On s'achèterait plutôt un tas de machines pour faire des sons de l'espace.
Charlie : Bien sûr, alors achetez notre album !

Chronique de l’album The Echo Show ici :

Crédit photos :
Photo en introduction : Fabien Legay
Photos dans l’interview : Sylvain Gouverneur


yetilane.com/
www.myspace.com/yetilane
www.facebook.com/pages/YETI-LANE/38768014114

auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr
interview publiée le 28/03/2012

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