22/09/2017  |  4874 chroniques, 162 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 22/09/2017 à 10:32:39
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    interview
Plus Instruments, Truus de Groot: Love, Peace and Dance !!!


Juin 2013

Si vous êtes amateur de post-punk, teinté d’électro groove, le tout avec le son de l’époque, ne cherche plus la copie et écoutez l’original avec le groupe hollandais Plus Instruments.
Truus de Groot mène, depuis 1978, son groupe à géométrie variable Plus Instruments. Seule membre fixe au sein de cet atelier d’expérimentations sonores, Truus de Groot est une femme libre. Parmi les personnalités qui ont participé à Plus Instruments, il y a eu le guitariste Lee Ranaldo (Sonic Youth ) sur l’album February – April 1981, (réédité en vinyle par le label Poutre Apparente). Dans le texte au dos de la pochette du vinyle, Truus décrit sa musique comme «minimal groove» et «Euro-Beat ». C’est une très belle description. Truus répond à nos questions.


Vous avez une carrière très atypique. Plus Instruments existe depuis 1978, s’arrête en 1983 et reprend en 2011. A ce jour plusieurs line-up au sein du groupe, et seulement quelques disques en 30 ans de carrière. Comment gères-tu un groupe tel que Plus Instruments ?
Plus Instruments ne s’est pour ainsi dire jamais arrêté, j’ai toujours créé des musiques pour ce projet. Mais c’est vrai qu’il n’y a pas eu de sorties entre 1984 et 2010, pour diverses raisons, même s’il y avait des disques en projet. D’ailleurs, un label Allemand a prévu de sortir en 2013 un album d’inédits datant de 1982/83. Le détail de mes albums sortis est sur le site à la page Chronologie (www.plusinstruments.com). Je sais qu’il y a aussi plusieurs cassettes datant de 1979. Plus Instruments était aussi sur une compilation (un disque Flexi) du magazine Hollandais « Vinyl » paru en 1981. Je me suis consacrée à plusieurs projets pendant ce hiatus. On pourrait appeler ça un « voyage dans la culture de la musique américaine ». Je me suis consacrée à plusieurs styles et j’ai rencontré des gens formidables. Je me suis cultivée durant ces années et je pense que ça m’a permis de devenir ce que je suis aujourd’hui. Ça coule de sens en fait !

Avec à chaque fois une formation différente, tu es la seule à rester fidèle au projet. Pourquoi autant de line-up ? Tu peux nous présenter la formation Plus Instruments de 2012 ? Comment as-tu rencontré Jimmy Virani et Toons Bressers ?
Plus Instruments est un effort collectif qui est en même temps mon projet personnel. Donc, tout vient de ma propre initiative. Je décide avec qui je vais jouer, je crois que cela permet de redonner un souffle nouveau à chaque fois. Je suppose que je fais peut-être ça aussi pour éviter l’ennui.
Je connais Toon Bressers depuis 1978, nous étions ensemble dans Nasmak en Hollande (avant que je ne déménage aux USA). Il a aussi joué dans Plus Instruments au début des années 80. Nous pensions que ce serait sympa de rejouer ensemble. J’ai rencontré Jimmy Virani à travers la culture Tiki. Mon mari Bosko est un des artistes les plus importants de cette scène, et Jimmy nous avait contactés pour acquérir certaines pièces. Nous sommes restés en contact, et nous nous sommes rencontrés à Paris (avec Bosko), ça a été le déclic. Grâce à l’incroyable technologie digitale, Jimmy et moi avons commencé à nous échanger des fichiers musicaux. Quand j’ai enregistré Dance With Me , j’avais la chanson parfaite pour son Theremin et le rendu fut incroyable !! Quand je suis retournée à Paris en mai dernier, je l’ai invité sur plusieurs concerts, ce fut le déclic à nouveau. Nous avons une attitude très similaire dans le fait de garder une certaine fraîcheur, d’accorder beaucoup d'importance à l'improvisation et de s’éclater sur scène. Je pense que les répétitions tuent la créativité, et lui aussi le pense.

Le titre de ton dernier album est Dance With Me. Au concert du Cirque Electrique, tu es venue danser dans le public. Que représente la danse pour toi ? Pourquoi le choix de ce titre pour ton album ?
Quand je danse, je m’exprime avec mon corps. C’est génial de bouger, de ressentir la musique, c’est grisant ! ça fait du bien. J’ai choisi ce titre à cause de la chanson Dance With Me, je trouvais que c’était la chanson la plus hilarante, parce que je demande assez brutalement de danser, et bien sûr la plupart des chansons de l’album sont très dansantes. Je pense que la danse est un moyen de s’exprimer aussi important que la musique, et quand on combine les deux, ça peut être magique !

Peut-on vivre financièrement avec Plus Instruments ?
Ahaha ! Tu plaisantes ? Comme 99,99999% de tous les artistes musiciens, je ne peux pas vivre qu’avec la musique. Oui, nous sommes tous pauvres, alors achetez nos CDs/LPs, etc, Non, je ne plaisante pas, aujourd’hui plus que jamais, avec les téléchargements notamment illégaux, nous autres musiciens sommes dans un triste état. Je ne sais pas quoi faire face à cette situation, mais ça ne m’empêchera pas de continuer à faire de la musique et de me produire, c’est dans mon sang, je dois le faire !

Au fait pourquoi ce nom Plus Instruments ? A cause, justement, d’une formation qui utilise beaucoup les machines, les samples ?
J’utilise et j’ai utilisé toutes sortes d’instruments dans P.I. Ce n’est pas limité aux samples, Synths, etc. J’ai joué de la batterie, basse, guitare, avec des pots et des casseroles, etc. J’utilise très peu voir pas du tout de samples, tout ce que tu entends vient de synthés analogiques, de boites à rythmes, des sons lives, et pour la plupart que j’ai réalisé moi-même. Dans la plupart des line-up de Plus Instruments, nous jouons avec des bandes, mais que j’ai faites moi-même. Je pourrais peut-être tout faire en live, mais il faudrait beaucoup plus de musiciens et il n’y a pas de budget pour cela. J’ai choisi Plus Instruments car ce sont les gens (Plus Instruments) qui créent le son. C’est assez commun en fait.

Comment est née ta passion pour les machines/synthés ? Qui sont les musiciens qui t’ont donné envie d’en jouer ?
Ma plus grande influence et mon mentor a été Michel Waisvisz, l’inventeur du Crackle Synthetizer. Cet instrument est basé sur le principe du « Circuit Bending ». Je suis tout de suite tombée amoureuse de ce type d’instrument noisy qui est imprévisible. Et ton corps créé le son en partie. Il m’a appris que l’on peut faire ce que l’on veut, il suffit de le faire ! Je ne suis pas vraiment éduquée en ce qui concerne la théorie musicale, je ne sais pas lire les notes ou jouer des accords, mais j’ai une bonne oreille, et je fais ce que je fais. Avec ce type d’instrument, une personne comme moi peut se développer. Ça permet aussi à quelqu’un qui à un bon sens du rythme de bien réussir à le maitriser, comme moi quoi ! Inspiré par Michel, j’ai conçu (sous la direction artistique de Bosko, et construit par le Dr Moonstien) plusieurs synthétiseurs analogiques et séquenceurs. Ce sont les instruments avec lesquels je joue.

Dans l’album Februari-April 1981 il y a un musicien qui est devenu célèbre, il s’agit de Lee Ranaldo. Comment l’as-tu rencontré, et comment cs’est enregistré ce disque ? Es-tu restée en contact avec Lee Ranaldo ? Que penses-tu de sa carrière avec Sonic Youth ?
Après des centaines de concerts à travers l’Europe, je cherchais de nouveaux challenges et, en 1981, j’ai pris l’avion pour New York, et je ne suis plus jamais revenue vivre aux Pays-Bas. Armée de bandes de percussions électroniques, mon premier arrêt fut le loft de David Linton. Son colocataire était Lee Ranaldo. David et moi avons commencé à faire de la musique, et Lee était curieux et nous a rejoints. C’est comme ça qu’est née une version de Plus Instruments avec Lee Ranaldo à la guitare et David Linton à la batterie, pendant que je jouais la basse et je chantais. Avec ce line up, nous avons parcouru la scène des clubs New Yorkais, sortis un album February April ‘81 sur le label hollandais Kremlin, et nous avons fait une tournée européenne. A cette époque, Lee était plus un artiste peintre visuel, et il jouait dans l’ensemble de Glenn Branca (qui avait plus de 20 guitaristes dans son orchestre). Après que nous nous soyons séparés, un peu plus tard dans l’année, il a rejoint Sonic Youth, et pour diverses raisons, ils sont devenus connus. Oh, je les aime beaucoup, mais ce n’est pas comme si j’écoutais leurs disques, en fait, je n’en ai aucun. C’est plus comme revoir de vieux amis. Je suis très contente de leur succès, et bien sûr, nous sommes restés en contact.

Avec Plus Instruments tu as vécu l’époque glorieuse punk rock/new wave. Tu peux nous parler de cette époque, tes souvenirs marquants ? C’était facile de faire cette musique en Hollande ? Les groupes dont tu étais proche ? A l’époque (78/83) Vous avez joués en live avec quels autres groupes ?
Je ne suis pas sûre que c’était vraiment une époque glorieuse. Je me souviens être sur scène et qu’il était coutumier de nous jeter des trucs, et de se faire cracher dessus. C’était pas génial ! Mais c’est vrai que c’était une époque où tout le monde était expressif /s’exprimait. Il y avait dans l’air une créativité incroyable, on avait l’impression que tout le monde pouvait faire de la musique. C’était assez simple de faire de la musique, mais c’était en même temps un gros boulot, car les salles n’avaient pas de systèmes audio comme aujourd’hui, donc il fallait voyager avec tout le matos. C’était pas évident !! J’étais proche des groupes DAF, The Ex, Schlaflose Nachte, Minny Pops, Rhys Chatham. Toute la scène allemande, dont Malaria etc. Wire, Joy Division, je correspondais avec Mayo Thompson de Red Crayola. J’ai joué avec la plupart d’entre eux. J’étais même proche de Barry Hay, le chanteur de The Golden Earrings ! Je suis sûre d’en oublier pleins, mais il y avait de nombreux Jam, et des nuits artistiques de folie!

Avec le recul, quel regard portes-tu sur tes années punks rock ?
Je n’étais pas vraiment Punk. Mais je traînais avec beaucoup d’entre eux. Même à cette époque, mes goûts musicaux étaient très variés. J’écoutais Doris Day, The Sex Pistols et Lotte Lenya ainsi que James Brown pour n’en citer que quelques uns. Je m’habillais avec des robes et vestes des années 50 et 60, comme aujourd’hui en somme. Mais c’était un mouvement que j’appréciais beaucoup, c’était un vrai mode de vie à l’époque. Tous les squats, problèmes de police, lutte contre l’etablishement, tout le monde travaillait ensemble pour créer quelque chose. C’était un environnement super sociable. Les gens faisaient leurs propres cassettes, disques indés, magazines, films, tout à une très petite échelle mais en grande diversité. C’était débordant de créativité « énergétique ». Pas comme aujourd’hui où la plupart des jeunes sont renfermés sur eux-mêmes et leurs gadgets (Ipad/phone, etc).

Pour une fille, était-ce facile de s’exprimer dans la musique rock (une musique assez masculine, parfois même machiste), surtout en live où tu étais aux avants postes ?
Je ne suis pas sûre d’y avoir vraiment réfléchi. Oui, pour moi, c’était facile. Mais j’avais un caractère de leader. Aujourd’hui encore. J’ai une partie masculine dans ma personnalité même si je suis à 100% une femme !! Mon attitude était toujours « Je peux le faire».

Ta carrière me fait penser à celle de Bettina Koester de groupe allemand Malaria ! Tu l’as connais ?
Oui ! Nos chemins se sont souvent croisés. Elle est très gentille, comme les autres femmes de cette même scène. Il y a peu, j’ai passé quelques jours splendides avec Beate Bartel et son mari Thomas Wydler, ils étaient de passage avec Nick Cave, et je les ai baladés dans San Diego.

Quand on écoute ta musique, on pense à Suicide, à Alan Vega ? Dans notre fantasme on imaginerait bien un duo Truus/Alan Vega, je pense notamment au titre I Can’t Sing. Tu l’as déjà rencontré ? As-tu déjà pensé à une collaboration avec lui ? Mais peut-être tu n’aimes pas la musique de Suicide ?
Suicide est de tous les temps un de mes groupes favoris. J’adore ce qu’ils font et je pense que c’est assez clair qu’ils m’inspirent, surtout sur mon dernier album Dance With Me. Oui, je les ai rencontrés, Alan Vega m’a fait une proposition une fois, mais c’était en 1983 je pense, et j’ai refusé. Il traînait dans les clubs New Yorkais, je le croisais. J’adorerais faire quelque chose avec Martin Rev ou Alan Vega, ce sont mes idoles de toujours.

Ta musique en 2013, n’a jamais été aussi moderne. Le son de tes albums conserve une fraîcheur, une âme. Comment arrive-t-on à rendre une musique minimale à la fois complexe et groove ? Donne à nos lecteurs en herbe une technique pour réussir un tel mixe.
Merci ! ça fait plaisir de l’entendre, et j’aime ton analogie. Ça vient de mon âme, j’aime un bon groove. Pour moi, le rythme est très important. Des groupes comme Chic ou même James Brown sont plutôt minimalistes, et ils groovent sacrément ! Donc, peu c’est mieux (less is more) d’après moi. Je m’assoie dans mon studio et je travaille sur les rythmes jusqu’à ce que ça groove et que je le sens dans mes os, que je veux danser. J’imagine dans ma tête d’autres personnes dansant dessus aussi, c’est juste un truc que tu ressens.

D’ailleurs tu arrives à donner une âme à ta musique électronique. C’est ta sensibilité de femme qui fait que l’on soit amoureux de tes sons robotiques pas du tout froids ?
Wow, c’est une belle observation. Cette femme n’est pas froide du tout, crois moi !! Je pense que ma musique n’est vraiment pas robotique, elle groove. Ouais, la musique électronique peut avoir une âme. Je « corrompe » cette musique avec du noise pour lui donner une couche abstraite et en diminuer l’aspect robotique. Ouais, et ma voix est plutôt chaude j’espère. Peut être que c’est ce que j’ai emprunté à l’école Alan Vega. Sa voix était aussi très chaude et émotionnelle. Mes paroles sont souvent écrites du fond du cœur et je pense que je les chante avec le cœur.

En live ta musique est encore plus chaude. Tu fais danser les foules, qu’importe l’âge. En live tu te donnes toute entière, tu communiques. Peux-tu nous parler de ton rapport avec la scène, le public ?
Merci encore, ça fait plaisir à entendre ! J’adore être sur scène, c’est ce que je fais de mieux. Et la plupart de mes paroles sont simples, et peuvent signifier plusieurs choses, donc, c’est un plaisir de les chanter devant un public. Je les rends souvent répétitives, pour que vous puissiez chanter en cœur. Pourquoi pas ? Pour faire encore allusion à James Brown, un de mes favoris : Sex Machine, quelle chanson géniale, mais très répétitive, c’est facile de rentrer dedans. Et puis, les chansons prennent d’autres sens quand je les chante devant un public. Je ne vois aucune raison de ne pas me donner à 100%, il n’y a rien de mieux que de se produire sur scène.

Tu as fait aussi de nombreux disques en solo. Ton approche de la musique en solo est-elle différente de celui avec Plus Instruments ?
Oui, solo, c’est solo ! Je joue tout et ce n’est pas un effort collaboratif. J’ai faits 3 disques d’Exotica entre 1998 et 2008. Comme je me sentais seule dans mon approche à l’Exotica, je ne savais même pas qui approcher pour une collaboration. Si j’avais connu alors Jimmy Virani, il aurait été très sûrement sur ces disques. Et qui sait, cela aurait pu être un line up pour Plus Instruments à la place. Mais à cette époque j’étais coupée du business de la musique et je n’étais même pas sûre de vouloir refaire des concerts. C’est beaucoup de boulot ! Et puis, j’ai aussi fait un disque d’Ambiant qui va avec mon projet « Salton Sea » que j’ai réalisé avec mon mari Bosko Hrnjak. C’est quelque chose que j’aimerais poursuivre, il y a beaucoup à faire. Plus d’infos là-dessus sur ce site www.saltonsink.com Mais pour répondre à ta question, je ne pense pas qu’il y ait une grande différence. J’essaye toujours de voir ma musique évoluer grâce aux collaborations. Rien n’est définitif, même ce que je fais en solo.

Ton orientation musicale en solo est plus world. Tu voyages beaucoup ? Les voyages, les rencontres t’inspirent-ils ?
Je ne suis pas sûre que ce soit du World. Je pense que les fans de World ne seraient pas d’accord. Je ne voyage pas beaucoup, pas que je n’en ai pas envie, mais je n’ai pas le temps. Ça provient juste de mon imagination fantaisiste, de ma tête. J’imagine des trucs. En ce qui concerne les voyages, j’aime parcourir en voiture la Californie, conduire à travers le désert, la côte c’est super de se balader dans le coin.

Quelles musiques écoutes-tu chez toi ?
Par où commencer ? Je passe par des phases. En ce moment, c’est beaucoup de Jazz, Miles Davis, Thelonious Monk etc, et j’adore les vieux vinyles, de tous les genres. J’adore Perez Prado, les disques de Moog de Dick Hyman, beaucoup de disques du label « Command », Burt Bacharach, Carpenters, de la vieille country, du blues, jazz, soul, funk comme George Jones, Tammy Wynette, Porter Wagoner, Miles Davis, Howlin’ Wolf, James Brown, etc. Et puis ABBA, Elvis. J’aime aussi les choses amateurs qui n’ont jamais marché, ça peut être très perspicace. Je peux écouter pendant des heures Satie, j’adore la Passion de Maria Callas, la liste est très longue !! Mais je peux te dire une chose, je ne pourrais te citer ou te fredonner une chanson de Mariah Carey ou de n’importe quelle autre pop star. Je n’y connais rien, ça me semble tellement vide.

L’actualité, les projets 2013 pour Truus/Plus Instruments ?
J’adorerais repartir en tournée en début d’été, on va voir. Allo ? Y’a-t-il des salles intéressées ?! J’adorerais faire une nouvelle sortie avec Jimmy et essayer de combiner Exotica et Techno Trance si jamais c’est possible ? Quoi qu’il en soit, je veux faire danser les gens, ou penser.

Si tu as autre chose à rajouter pour nos lecteurs c’est ici !
Mes plus anciens souvenirs remontent à quand, toute petite, j’étais assise derrière le vélo de ma mère et je chantais des chansons au rythme de son vélo. C’est ma façon de faire de la musique. C’est à la fois humain, organique, et mécanique. Love, Peace and Dance !!!!



Merci à Jimmy pour la traduction et à Isabelle J pour la relecture.

Chronique de l’albumDance With Me ici

Chronique de l’album Februari-April 1981 ici



www.plusinstruments.com

auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr
interview publiée le 19/06/2013

Partager


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire