18/11/2018  |  5077 chroniques, 166 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 15/11/2018 à 19:40:36
    webzine
    recherche
    newsletter
    liens
    proposer
    interview
Eiffel

Maison de disques Labels
mardi 11 mars 2003

Au siège de leur maison de disques (Labels) qui compte un certain nombre de groupes de qualité au rayon rock français (dominique a, Jean-Louis Murat, Silvain Vanot...), Estelle et Romain Humeau, couple complice à la scène comme à la ville et leaders de l'attachant groupe Eiffel, nous ont accordé le 11 mars dernier un long entretien à la veille de la reprise d'une éprouvante tournée marathon.

Si j’ai bien compté et si l’on en croit votre bio, cela fait 5 ans maintenant (depuis février 1998) qu’Eiffel roule sa bosse dans le milieu. Vous l’avez fêté ?
Romain : Non pas encore, on pourrait… On n’y a pas pensé à vrai dire …
Avant Eiffel, il y a quand même eu l’expérience d’Oobik & The Pucks qui a été malheureusement très courte : on a été signés sur Warner et ça a à peine duré un an.
Le moment où Oobik devient Eiffel, il n’est pas si clair que ça parce que c’est la même chose : comme ce groupe représentait une aventure un peu triste, on a préféré changer de nom.
Estelle : A ce moment-là, on a continué à faire des concerts, quitte à ce que tout se chevauche : du coup, la frontière n’est pas si marquée que cela.

Si vous regardez en arrière, que vous vient-il en premier à l’esprit ?
Romain : Beaucoup d’efforts et de travail acharné pour d’un côté arriver à en vivre, et d’un autre côté pas à n’importe quel prix artistique.

On dit d’ailleurs que tu es un perfectionniste, un bourreau de travail …
Romain : Chacun à sa manière, on l’est tous. L’idée d’arriver à ses fins artistiques et d'arriver à en vivre implique parfois des « pirouettes » et ça on l’a pas fait. Du coup, il y a eu pas mal de souffrance.
Estelle : C’est dûr de tenir sur la longueur et de donner autant de temps et d’énergie.

Le fait de ne pas se compromettre et d’avancer vaille que vaille, en restant intègres, vous en êtes fiers ?
Romain : On n’en est pas fiers, ça nous paraît normal. Après on est peut- être dans un cadre où tout le monde ne le fait pas mais il y a plein de gens qui le font, on est loin d’être les seuls.
Estelle : Le but c’est quand même d’arriver à un résultat dont on soit tous fiers à la fin : si ça n’avait pas été le cas, je crois qu’on aurait arrêté depuis bien longtemps.

Comment expliquer le départ de Nicolas, le batteur historique d’Eiffel ?
Romain : L’orientation musicale du dernier album lui plaisait moins. Et également le mode de vie que l’on mène : s’accrocher à des choses un peu difficiles tout le temps, ça fatigue.
Estelle : Il est parti à Marseille, il a eu une petite fille. Il joue dans plusieurs autres groupes tout en étant prof.

Il a malgré tout assumé toutes les sessions d’enregistrement du ¼ d’heure des ahuris. La transition ne s’est pas faite dans la douleur ?
Romain : Nickel, ça a été très vite en fait et ça s’est super bien passé.
On avait fait quelques concerts avec Virago, on s’était bien entendu avec Xavier, leur batteur, et voilà, ça s’est fait naturellement.
Ça n’a pas été traumatisant ni pour Nico ni pour nous, parce que ça s’est fait d’un commun accord ; il n’y a pas eu de soucis, on est en très bons termes. Nico, c’est le batteur historique d’Eiffel - et même d’Oobik -, c’était le seul survivant avec Estelle et moi de la premère formation.
L’optique c’était de trouver un remplaçant et non pas LE prochain batteur d’Eiffel, il se peut d’ailleurs qu’on en change, Xavier ayant des impératifs avec Virago et d’autres trucs.
Là, on considère plus que la base d’Eiffel, c’est Estelle, Damien et moi.
D’ailleurs, si on regarde les groupes américains un peu connus, il y a un ou deux leaders et après ça tourne !

Vous semblez déclencher pas mal de passions, notamment sur le net (www.eiffelnews.com) : Vous avez un noyau dur de fans, qui sont là en toutes occasions ?
Romain : On a deux mecs qui sont un peu tarés (rires), qui nous suivent partout : en Belgique, en Suisse … A chaque concert il y a des irréductibles, c’est assez hallucinant. Ce qui nous fait en plus vachement plaisir, c’est que ce ne sont pas des fans "couillons" : ils ont l’air vraiment amoureux de la musique qu’on fait .
Estelle : Quand on a l’occasion de discuter avec eux, on s’aperçoit qu’ils ont bien compris le truc.

On sent une certaine évolution dans votre public. Alors qu’au départ vous touchiez plutôt une cible de jeunes adultes (18-25 ans), on sent poindre un certain rajeunissement. Comment l’expliquez-vous ?
Estelle : Le mouv’ et oui fm nous ont vachement aidés dans cette optique : ils ont un public assez jeune.
Romain : Les gens trouvaient le premier album trop naif ou trop adolescent à cause de Te revoir. C’était vraiment complètement mélanger le sujet et les personnes qui en parlent, le signifiant et le signifié. Te revoir est une chanson qui peut être assez perceptible par cette génération là, et peut-être que dans ce sens ça a aidé.
On cible pas du tout d’ailleurs, on s’en fout un peu : tu nous parles des 18-25 et des teenage kids, mais on a aussi des 40-45 piges. Plus on aura ce mélange, mieux on se portera. Ça nous est arrivé de voir une personne assez âgée, qui devait bien avoir 70-75 ans, chanter nos paroles, ça nous a fait un bien monstrueux.

Vous aimez vous produire dans les festivals ?
Romain : C’est compliqué ; on connaît pas assez. On a fait des festivals, mais on n’en a pas enchainé tant que ça.
Moi j’ai surtout la vision d’un truc où tu as peu de temps pour t’exprimer : il faut faire les balances très vite et t’es au milieu de plein d’autres groupes. Ça peut être jouissif, mais on connaît pas bien.
On va quand même faire les Eurockéennes cette année, il se peut qu’il y ait aussi Benicassim, Dour, Spa et les Solidays au programme, mais tout ça n’est pas encore confirmé.

Cela va peut-être vous permettre d’ailleurs d’élargir votre public…
Romain :
C’est bien de s’adresser au plus grand nombre mais en même temps, on est assez amoureux des petits endroits. On maîtrise mieux parce qu’il y a plus de proximité, même si c’est plus difficile aussi. T’as vraiment les gens en face, tu les vois. Ça te met plus la pression, donc tu te défonces plus.
Estelle : Quand on arrive sur une grande scène, parfois, le son a beau être très bien avec de gros moyens, c’est parfois dûr à gérer parce qu’on a pas l’habitude.
Romain : Tu te comportes pas de la même manière selon la scène, c’est des conneries. Tiens, parfois on demande quasiment aux gens de faire une "pirouette", nous on s’est jamais forcés, c’est pas du tout notre genre : des fois ça vient, d’autres non. Y’a pas de chorégraphie !

Vous êtes un groupe malgré tout assez explosif sur scène, où toi, Romain, tu te permets pas mal d’extravagances. A contrario, Estelle tu es un peu renfrognée, très impassible : un moyen d’accentuer la tension -perceptible- ?
Estelle :
Je connaissais très peu le rock, j’ai commencé à connaître en en jouant en fait et pour moi la scène c’était un truc bizarre, je me forçais à faire certaines choses. En fait, je suis dans la musique, je suis concentrée, et je fais pas la gueule. (rires)

C’est toi Romain qui l’a entraînée dans la musique ?
Romain : Non, pas du tout, elle est musicienne en fait, mais avec une base baroque : elle jouait du clavecin.

Alors, à quand des arrangements baroques sur un album d’Eiffel ?
Romain : C’est pas ce qu’on cherche non plus, à mélanger les genres. Eiffel n’a cependant jamais prétendu être rock à part entière : sur le premier album il y aussi bien de la variété que des chansons punk. On a la trentaine, une certaine culture musicale, Estelle et moi avons fait le conservatoire, donc nous avons certaines bases classiques.
Il se trouve qu’on a plutôt un penchant à ne pas exclure les guitares saturées. On adore aussi plein d’autres choses – loin de là l’idée de dire qu’on serait capable de tout faire - mais il y a plein de choses que l’on ne fait pas pour l’instant qui vont sûrement être faites à l’avenir.
Estelle : On veut pas se s’enfermer dans un style trop réducteur.

Votre nouvel album est beaucoup plus dur que le précédent, Abricotine, bien plus pop. A quoi est due cette tentation de la radicalité ? C'était une volonté ou on peut appeler ça de la maturité ?
Romain : A la place de vouloir tout dire sur un album, on a préféré dire un ou deux trucs et que ça. Donc, c’est vrai, ça va avec les guitares, avec le ton.
On a essayé de bien le faire : on prétend pas l’avoir bien fait, mais c’est le but.

Tu as semble-t-il évolué dans ta manière de composer ?
Romain : Mon gros défaut, qui s’entend sur abricotine, c’est les textes en français. Un gros souci. Chaque groupe de rock d’ici a le même type de problème : ça s’entend souvent et je le constate personnellement sur l’album précédent.
J’aime bien par exemple le titre abricotine & quality street, mais d’autres trucs ne me branchent plus du tout. La méthode consistant à partir de la mélodie pour coller ensuite un texte dessus, c’est pas évident.
Maintenant, je pars encore parfois de musiques mais sans trop définir ; mais beaucoup plus des textes sur cet album là. J’ai eu une grosse envie d’écrire, alors que j’ai toujours eu plus de musiques que de textes. Je travaille sur trente chansons actuellement, il faut faire attention à ne pas faire mal un des deux trucs.
Ça marche pas encore sur l’album en entier, mais sur pas mal de choses.

Votre installation à Bordeaux, assez récente ?
Romain : On a une fille avec Estelle, on est tous les deux musiciens et on avait à Paris un home studio dans un appart’ de 60 m2, donc ça n’allait pas, c’était trop dur !
Bordeaux, ça s’est choisi en 10 minutes, tout ça parce que l’enregistrement s’est fait dans le sud-ouest, pas loin de là d’où je viens, moi, à la base (ndlr, Nérac, dans le Lot et Garonne). On recherchait aussi la proximité avec Paris : c’est à 3 heures de train.

N’avez-vous pas peur qu’on vous accuse de suivre opportunément le sillon Noir Désir, autres illustres citoyens bordelais ?
Romain : On n’y avait pas pensé, mais qu’est-ce qu’on va foutre avec Noir Désir ? Ils ont pas besoin de nous, on a pas besoin d’eux non plus. Chaque fois qu’on se voit , c’est très agréable, point barre .

Vous avez quand même signé les arrangements de cordes sur le magnifique titre Des visages, des figures de leur album éponyme…
Romain :
En fait, c’est une grande coincidence. Ils ne connaissaient pas Eiffel avant qu’on se rencontre. Ils ont aimé mon arrangement pour ce morceau et ça s’est fait comme ça.

Le dernier album est également plus politisé : l’impérialisme américain notamment y est stigmatisé, comme dans l’album de Cantat et des siens…
Romain : Le but, c’était pas d’aller non plus dans le sens de Noir Désir. Il y a plein de groupes qui ont une démarche engagée, même si je reconnais qu’on a quelques points communs avec eux : il y a quelque chose de très romantique derrière Noir Désir que je crois que l’on a nous aussi à la base, dès Oobik & the pucks, en fait. Après ça se rejoint également dans l’idée, je dirais, politique : cela dit, on n’a pas voulu faire un album politique mais un album noir.
Estelle : Pendant la tournée d’Abricotine, on parlait de plein de choses qui nous tourmentaient. Evidemment, si t’en parles tout le temps, ça finit par ressortir dans les textes. On a fait venir des assos à nos concerts, pour en parler aux gens, parce que ça nous paraît important.
Romain : D’ailleurs plein de groupes le font, on a pas à être originaux : il y a pas une pause rock !
Estelle : On a pas de message, mais il y a des trucs qui me sortent par les yeux ! Ces préoccupations existaient déjà avant cet album et existeront encore sur le prochain album, même s’il n’a rien à voir !

Comment s’exerce la démocratie au sein du groupe ? Romain, tu détiens tous les pouvoirs : tu n’as pas peur que l’on t’accuse d’être un affreux dictateur ?
Romain : Ça peut peut-être arriver, on me pose souvent cette question là. Dans la groupe, en tout cas, on ne m’a jamais dit ça.
Estelle : Le groupe s’est monté autour de Romain : il cherchait des musiciens pour interpréter les compos qu’il avait écrites.
Les gens qui jouent dans le groupe sont des gens qui ont envie de défendre ses compos sur scène.
Romain : Je porte pas plus aux nues le fait de composer que de jouer de la musique !
Estelle : Le fait de jouer toujours avec les mêmes personnes, ça te permet d’obtenir plus vite ce que tu veux. Petit à petit, on se comprend de mieux en mieux, on sait ce qu’il cherche à obtenir.
Romain : Ça permet d’avoir un son unique.

Et si Damien, Xavier ou Estelle venaient avec une chanson ?
Romain : Si elle est bien, pourquoi pas ? Estelle s’est d’ailleurs mise à la composition ces derniers temps.
Estelle : Eiffel c’est un projet qui est cohérent parce que Romain en est le leader naturel. C’est un univers particulier qu’il crée et qu'il exprime à travers des compositions jouées par les personnes qui l’entourent.
Tu vois, j’ai écrit des p’tits trucs qu’il ne me viendrait jamais à l’idée de faire jouer par le groupe ; peut-être dans la cadre d’un projet parallèle …
Romain : Damien, lui, préfère jouer dans d’autres groupes, éventuellement apporter des idées.
Je me sens compositeur, sans aucune prétention de ma part, dans la mesure où j’ai toujours fait ça depuis mes onze ans, parce que j’en avais besoin et ça n’a pas changé … Le 1/4 d’heure des ahuris est sorti il y a six mois, les chansons avaient été écrites un an auparavant, on a fait des maquettes, la maison de disques a donné son accord. On a enregistré, trouvé une pochette. Pendant tout ce temps là j’ai composé plein de chansons. Je me suis pas dit, tiens, je composerai dans un an quand on aura besoin de sortir autre chose !

Le fait que tu assumes toi-même le travail de production ?
Romain : C’est la même chose. Artistiquement, ce qui importe, c’est d’aller au bout de l’idée. Le son est donc vachement important dans l’aboutissement de la composition. Aujourd’hui, il y a bien des gens qui arrivent à faire des disques rien qu’avec du son, sans compos.
Quand j’étais gamin, j’ai toujours voulu écrire des chansons : autour de moi, ça a commencé à flipper. Mes parents voulaient que j’aie un emploi sûr : j’ai fait semblant d’étudier pour devenir ingé son. J’ai appris ce qu’il fallait pour utiliser la technique.
D’ailleurs, je me fous de l’outil : ce qui m’intéresse, c’est d’écrire des chansons et de dire un truc.
Finalement, ce qui est marrant, c’est que ce sont mes parents, musiciens, qui ont fait pire que moi : ce sont des dingues, ils ont pris énormément de risques. Mon père est facteur de clavecin et ça n’a jamais été facile..
Pour nous non plus c’est pas évident, mais c’est notre vie et on la conçoit comme ça.

Vous avez une grosse ambition pour Eiffel : êtes-vous pleinement satisfait des premiers résultats, notamment au niveau des ventes ?
Romain : Oui et non … oui parce que ça suffirait si tout pouvait continuer comme ça. On roule pas du tout sur l’or mais ça suffit.
Estelle : Cela dit, vu toute l’énergie investie là dedans, quand tu vois des pseudos artistes merdiques vendre tes tonnes de disques, tu as un peu la rage.
Romain : Malgré tout, on est pas les seuls à se dépenser autant : Labels, notre maison de disques et notre tourneur s’investissent aussi beaucoup pour avoir des résultats. On en a un petit peu ; nous, ça nous suffirait mais autour de nous tout le monde souhaite qu’Eiffel aille un peu plus haut pour que ce soit un groupe rentable.
Beaucoup de gens croient que parce que tu vois loin passe sur Europe 2 qu’on en est à 60 000 exemplaires, mais on en est à 25 000 et c’est pas gagné.
Mais déjà, ces 25 000 là, j’en suis fier.

On ne vous met pas de pression excessive ?
Romain : Nous, on se met la pression musicalement. On dit que je suis méticuleux, chiant : c’est vrai, c’est mon taf’, je l’assume complètement et je ne regrette pas. Notre maison de disques est vraiment une bonne boîte : des gens passionnés qui ont envie que les trucs qu’ils aiment marchent. Tout le monde rêverait que les ahuris, soit disque d’or, bien sûr !

L’accueil critique a toujours été assez positif dans l’ensemble…
Romain : C’est vrai que mis à part Magic ! qui à l’occasion de notre premier album disait que l’on refoulait du goulot (sic), on n’a jamais essuyé trop de critiques négatives, même si beaucoup de reproches portaient sur ma voix, que certains trouvaient horripilante. J’ai d’ailleurs tenu compte de ces remarques lors de l’enregistrement du ¼ d’heure des ahuris. Pour en revenir à Magic !, ils ont un peu revu leur position depuis qu’on a un farouche défenseur de notre « cause » dans leur rédaction : Franck Vergeade a passé pas mal de temps avec nous et il a vraiment ressenti ce que l’on voulait faire passer dans notre musique. Heureusement qu’il est là d’ailleurs : ils sont suffisamment emmerdés qu’on ait été élu groupe français de l’année par leurs lecteurs !

La musique sur internet, c'est un handicap pour un groupe comme Eiffel ?
Romain : C’est compliqué : un groupe qui fait de la super musique et qui vend que 3 000 disques alors qu’il est gravé à 10 000, et ça peut arriver, il se fait virer de sa maison de disques. Bon, pour les gros bonnets comme Madonna ou Noir Désir, c’est pas dramatique ; d’ailleurs, on roule pas sur l’or et on s’est dit qu’on allait devoir graver le dernier eminem. On s'est dit qu'il valait mieux s’acheter le dernier Tanger.

Votre fascination pour Boris Vian : l’adaptation d’un magnifique texte sur le premier album, Je voudrais pas crever, un sample vocal extrait d’une de ses interviews sur le quart d’heure des ahuris … La prochaine étape ?
Romain : J’aimerais bien être à l’origine d’un projet musical regroupant tous ses textes qui ont été mis en musique. Vian, ça a été une vraie révélation pour moi à l’adolescence, une sacrée claque !
Le seul album hommage auquel on ait participé jusqu’à présent était consacré à Polnareff : on connaissait à peine l’artiste, on est vite aller s’acheter une de ses compils et on a choisi au hasard Rosie, c’était une époque où on essayait encore de se faire connaître par tous les moyens …

On connaît également votre passion pour les Pixies, qui vous ont légué votre nom, extrait d’un de leurs morceaux, Alec Eiffel
Romain : On a d’ailleurs failli ouvrir pour Frank Black, et on s’est bien fait avoir par Raphaël, le héraut de la chanson à textes ! Un grand regret … Dans mes rêves les plus fous, j’aimerais également produire un super groupe dont Black serait le leader, avec d’autres pointures comme Stewart Copeland (ndlr : ex Police) à la batterie et John Spencer à la lead guitar …

www.eiffelnews.com

auteur : Jérôme Crépieux - jerome_(at)_foutraque.com
interview publiée le 22/03/2003

Partager


    foutraque
      
      
l'association  |  devenir partenaire