22/03/2017  |  4776 chroniques, 159 interviews sur foutraque  |  dernière mise à jour le 22/03/2017 à 22:12:35
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Art brut, art du bord des routes en Bretagne




Voici un petit tour d’horizon en direction d’artistes bruts et authentiques. Que du cru et du bon ; et cela se passe en campagne, non pas politique mais bretonne !

Monsieur Louis Ame habite en Ile-et-Vilaine, à Hirel, une petite bourgade située au bord d’une route nationale qui longe la mer, à quelques kilomètres de Saint-Malo. Ancien chauffeur de bus, à la retraite depuis une dizaine d’années, Monsieur Ame à construit un petit musée pour exposer ses créations.

Passionné par les Etats-Unis, les grands espaces et surtout les gros camions, il crée des camions américains, autocars, bateaux, charrettes à l’ancienne et des avions à l’échelle 1/10ème à partir de matériaux de récupération. Ses constructions peuvent atteindre 3 à 4 mètres de long. Elles sont exposées sur des tables, dans un décor assez kitsch : cartes postales et posters sur les murs représentent des motels avec plages et jolies filles en maillot de bain, alors que des poupées Barbie et Kent servent de personnages pour les petites scénettes autour des créations.

Il n’a que très peu d’outils dans son minuscule atelier. Alors il récupère du métal, de l’aluminium et plie le tout manuellement pour donner sa forme au camion. Après, il le peint, rajoute des autocollants et le mobilier intérieur pour lui donner un aspect réel. En effet, le résultat n’est pas une interprétation ni une caricature mais une reproduction fidèle à l’original. Fidèle certes, mais à partir d’une photo trouvée dans la revue France Routes, car notre artiste n’a jamais possédé de camion et encore moins été en Amérique. Par contre, comme son musée se situe au bord d’une route, il a régulièrement la visite de chauffeurs poids lourds américains et canadiens. Ils sont nombreux à le féliciter de son travail et seraient prêts à lui acheter un modèle. Mais Monsieur Louis Ame ne vend pas et n’expose pas en dehors de son mini-musée. Il a eu plusieurs demandes pour décorer des vitrines, mais cela ne l’intéresse pas. Les routiers lui offrent des casquettes et des bobs qu’il a accrochés au plafond, tout comme les coupures de presse ou photos reçues par les touristes.

Passionné de country music, il dénote pas mal dans la région. Avec ses costumes très cow-boy classe et sa longue moustache, il en impose côté charisme. Agé de 79 ans (il en parait 60), il se plait à dire qu’il n’est parti de rien et qu’il est heureux d’avoir cette passion. Une passion qu’il sait transmettre quand il fait le guide aux visiteurs, grâce aux nombreuses anecdotes et termes techniques qu’il évoque. Monsieur Louis Ame est un moustachu heureux.

Pas très loin de chez Monsieur Louis Ame, habite un autre retraité qui a lui aussi créé son univers. Il s’appelle Jean Grard et habite à Baguer-Pican, un petit village non loin de Dol de Bretagne. Ancien agriculteur, il vit paisiblement avec sa femme dans l’ancienne ferme à quelques kilomètres du bourg.

Il y a de cela 7 ans Jean Grard achète une petite girouette en bois en forme de moulin pour la mettre parmi les fleurs dans la cour. Suite à cet achat, l’idée lui vient de faire aussi une girouette en bois : ce sera un avion. Totalement autodidacte, voilà qu’à 67 ans le virus de la sculpture sur bois le vampirise : il ne s’arrête plus, sauf en hiver, à cause du froid. Son atelier se trouve dans une grange. Sous le regard de ses compagnons lapins, Jean Grard sculpte avec son petit scalpel une Tour Eiffel, le Concorde, un grand moulin et plein de personnages qui font partie de son quotidien : le boulanger et sa femme, le facteur et la factrice et des célébrités telles que Charlie Chaplin, Achille Zavatta ou Yvette Horner.

Le plus impressionnant, ce sont les petites saynètes comme Le mariage breton ou la Tour Eiffel avec ses petits bonhommes à l’intérieur. En plus du bois, il incorpore dans ses sculptures des outils agricoles qui viennent de son ancienne exploitation, mais aussi de la ficelle, du plastic, du caoutchouc, bref il s’amuse beaucoup. Après il les peint avec du Ripolin et met des billes pour faire les yeux. Au final, cela donne des personnages très naïfs dans l’expression et très bruts dans la sculpture. Quand on aborde pour la première fois Jean Grard, il est un peu méfiant, un peu bourru. Mais, ensuite, quand il vous trouve sympathique, on ne peut plus l’arrêter dans la présentation de son œuvre. Il est très fier de son travail et sa femme Maria en est la première fan. Alors, son travail, il le montre aux quelques personnes qui circulent devant sa maison. Tous les personnages, animaux, manèges et girouettes qui tournent avec le vent sont installés devant elle.

En été, de part les couleurs vives des sculptures et aussi les nombreuses fleurs qui enrichissent les fenêtres, le petit monde de Jean Grard donne des ailes et beaucoup de lumière au paysage. C’est une ambiance pop et non psychiatrique qui domine ce bout de terrain. Toute l’année avec tout ce petit peuple en bois, l’ambiance est à la fête chez le couple Grard.

Nota : Ce texte à été écrit en novembre 2002. Malheureusement la vie n’est pas toujours rose dans le monde rural. En juillet 2004 (le 18), Jean Grard se donne la mort dans son atelier, sans laisser la raison de son geste. Sa femme est partie dans une maison de retraite en septembre 2004 et la maison est mise en vente. C’est alors posée la question : que faire de l’œuvre de Jean Grard pour la conserver, qu’elle ne soit pas pillée ni vandalisée ? L’association l’Abri (1), avec l’accord des héritiers, a participé au déplacement de l’œuvre. Ce moment a été filmé par l’Abri et montré en mars 2006 à l’expo hommage qui a eu lieu à Bruz.
Cet article est dédié à Jean Grard (1928-2004).

Eugène Bornet habite à Tréglamus, dans les Côtes d’Armor. Tréglamus est une petite commune de 860 habitants qui se trouve à une dizaine de kilomètres de Guingamp (ville connue par les fans de foot d’En Avant Guingamp). Parmi les agriculteurs, ouvriers, fonctionnaires, chômeurs, éleveurs d’autruches, de poules ou de cochons et quelques piliers de comptoir qui se retrouvent au bar le Verdelet (sic), il y a Eugène Bornet, un retraité âgé de 75 ans.

Maçon de profession, il se retrouve à 45 ans en inactivité à cause d’une maladie aux bras. Il ne peut plus les plier, alors il suit un traitement pendant de nombreuses années. A la fin de sa maladie les médecins lui conseillent de trouver une activité manuelle pour faire travailler ses bras. Alors il se met à ramasser des cailloux dans les champs voisins pour construire un voilier car il aime beaucoup la mer. Après avoir eu suffisamment de cailloux, il commence sa construction en maçonnerie. Le résultat final donne un aspect très mastoc à cause de la couleur granit et du côté lourd, pataud, de l’œuvre, mais c’est aussi ce qui fait le charme de son travail. Car voir un voilier en pierre dans un jardin à 40 km de la mer, cela dénote pas mal pour les bedeaux qui passent devant chez lui pour aller à la mairie. Ensuite il rajoute des voiles soutenues par des fils, avec au sommet des deux mats le drapeau français. Après il construit un phare avec une lumière qui clignote la nuit, un coin de recueillement avec une petite vierge (la Bretagne est très pieuse avec tous ses calvaires), des pots à fleurs, sa propre maison au format boîte aux lettres, des gros dés à jeu autour du jardin et plein de mouettes installées ici et là. Tout est réalisé en pierre et en ciment.

Comme le jardin n’est pas très grand, il n’a plus de place pour rajouter d’autres sculptures. Alors maintenant il s’occupe de les entretenir face au intempéries. Et il a du travail car en Bretagne la tempête guette souvent !

Toujours dans le département 22, un jour de mai je me rends à un vide grenier qui se tient à Pleurneuf. J’arrive à l’entrée du bourg et j’aperçois dans une petite cour un avion en bois. Je m’arrête pour le prendre en photo. A cet instant le voisin d’à côté me voit. Il rigole et me dit : « Vous aimez les avions ? Et bien moi j’en ai fait un plus grand ! ». C’est ainsi que je fais la rencontre d’Albert Robin. Il m’entraîne dans son jardin qui se trouve derrière sa maison. Son avion en bois, il l’a installé au-dessus de son abri de jardin et, en effet, il est plus imposant. Mais bon ce n’est quand même pas le Concorde !

Ensuite tout content de voir ma réaction, il me conduit dans sa cave. Là sont exposées, parmi divers ustensiles d’atelier, des constructions qu’il a réalisées : avions, camions, hélicoptères, trains... L’influence est très liée à la guerre, car Albert Robin a fait l’Algérie.

Comme matériaux, il utilise le bois, le fer souple et la peinture Ripolin. Tout comme Eugène Bornet il était maçon de métier et s’est retrouvé en arrêt maladie suite à un problème dû aux charges trop lourdes qu’il devait transporter dans son travail. Depuis qu'il est à la retraite, pour ne pas s’ennuyer, il fabrique ces engins.

A la différence des autres personnalités de cet article Mr Robin n’expose pas devant chez lui son travail. Non, ses œuvres restent à l’abri des intempéries dans sa cave. Il ne les sort qu’une fois l’an, pour la fête locale, après avoir enlevé la poussière.
Après avoir bu un verre en compagnie de sa femme et de sa fille, Albert m’accompagne au vide grenier, car trois de ses constructions y sont exposées. Par contre ses œuvres ne sont pas mises en valeur. Elles sont posées dans un coin, presque cachées par les objets vendus par les particuliers. Mais celà n’inquiète pas Albert, car les gens du coin connaissent bien son travail et il a eu son petit article dans le journal local. Que demander de plus ?

La balade à travers les jardins continue chez le couple Pellé qui habite Lézardrieux, une petite ville pittoresque du bord de mer. Depuis qu’ils sont à la retraite, soit depuis une petite quinzaine d’années, ils ont réaménagé leur jardin.

René, ancien menuisier, réalise des petits cabanons, phares, moulins, et roulottes en bois. Ensuite sa femme les peint (souvent en bleu car elle adore cette couleur) et installe à l’intérieur et à côté des œuvres, des personnages grandeur nature : des poupées et des ours en peluche. L’aspect est à la fois réaliste et très cocasse. Ainsi on peu voir un chien en peluche habillé en marin et confortablement installé dans une barque, une femme dans une charrette tirée par un cheval en bois, une autre femme assise tenant au bout de sa laisse un mouton en peluche, le personnage Snoopy dans un avion, un couple en marié dans une carriole, un train en bois avec à l’intérieur plein de peluches, diverses girouettes installées ici et là, une haie en forme de serpent et ainsi de suite. Les personnages sont rembourrés de paille, de chiffon ou de laine de matelas. Ils sont habillés par des vêtements de récup' parfois donnés par des voisins. Leurs têtes sont faites avec des masques pour simplifier la tache de Mme Pellé. L’ensemble des installations donne un aspect joli à l’espace vert très fleuri en été. Comme le jardin est en pente, le passant voit de la route un univers haut en couleur.

Les idées pour composer les petites saynètes exposées dans le jardin viennent par instinct. Ainsi une barrique devint le corps d’un âne, un grillage prend la forme d’un bonhomme de neige. Ou encore des jantes de voitures, une fois installées en haut d’un moulin, donnent la nuit un éclairage du meilleur effet. Mme Pellé peut acheter des cygnes et lapins en plastique et les installer autour des réalisations de son mari. Parfois ils récupèrent au bord de la mer, lors de la marée, des bois flottants qui prennent, après avoir mi deux punaises pour les yeux, la forme d’un animal. Bien entendu, ce petit coin de paradis plait beaucoup aux enfants : ils sont même prêts à donner leurs peluches pour compléter le charme du jardin ! 

Malgré tout, dans cet univers tout en couleurs, nos artistes ont du chagrin. Ils ont eu à plusieurs reprise des actes de vandalisme. Une nuit les pigeons ont été tués dans le pigeonnier, des nains de jardin et le Casimir que chérissait tant Mme Pellé ont été saccagés. Des actes gratuits qui montrent la connerie humaine, car notre couple, très gentil et accueillant, ne fait de mal à personne. D’ailleurs Monsieur et Madame Pellé aimeraient beaucoup que d’autres personnes décorent comme eux leur jardin pour donner de la couleur à la Bretagne. Heureusement qu’ils ne baissent pas les bras ; ainsi pour l’été prochain, d’autres installations viendront compléter leur univers ludique.

Non loin de là, à Quemper-Guézennec, habite dans une petite maison en haut d’une route départementale une femme bien dynamique, Mme Viviane Rommelaere. Passionnée par la poésie et l’art brut, notamment par le Facteur Cheval, elle a voulu créer à son tour son environnement, son jardin d’art.

Possédant un grand terrain boisé et en friche de 4000 m2 (qu’elle interdit aux chasseurs), elle a commencé en 2003 à l’envahir avec des objets de récupération, qu’elle détourne et met en scène. Le lieu est présenté comme un chemin où sont posées ici et là ses créations (peintures naïves et ayant comme thème la Bretagne et la mer, sculptures en bois flottants…) et tout se qu’elle trouve (des cadeaux Kinder aux mannequins en plastique, d’un casque militaire au drapeau breton ou encore une peinture de Jaber - incontournable artiste de l’art singulier).

Passionnée par l’écriture, ses textes peints sur divers supports sont là comme pour guider le visiteur qui cherche quelques explications sur ce qu’il voit. Car il y en a à voir ! Exposés en petites saynètes, mais en désordre. Un peu comme si votre neveu de 4 ans serait venu jouer chez vous en déballant tous les jouets sans ensuite les ranger. Là dessus la végétation vient prendre un peu ses aises et les intempéries viennent donner la couleur à l’ensemble.

Pas habitués à ce type de décor paysager, les voisins de Mme Rommelaere lui font des misères et ont ainsi fait appel au maire de la commune, pour qu’elle enlève tout ce « désordre ». Pour l’instant elle tient le coup, elle n’a même pas enlevé un tout petit bout de fleur en plastique, par contre le lieu est un peu caché du regard des passants. Je ne m’inquiète pas de trop pour elle, c’est une femme de caractère, et vu la grandeur du terrain, elle a encore de nombreux mois devant elle pour investir totalement son espace, et ainsi titiller ses chers voisins !

En été les maisons et jardins dans les Côtes d’Armor sont très fleuris. A la fin de la moisson, au début du mois d’août, on voit apparaître dans les champs des grands bonhommes de paille dominer le paysage.

Ils peuvent atteindre 3 à 4 mètres de haut et sont réalisés avec des bottes de pailles rondes ou carrées avec des pneus ou des jantes pour faire les yeux et des balais pour faire les bras. L’ensemble donne un personnage très enfantin fait avec les moyens du bord.

Imaginez-vous à 5 ans à l’école. Vous faites un bonhomme en dessin et voici qu’il devient réalité grâce à des bottes de paille. Enfin le principe est de faire sourire les automobilistes. Vu le succès de ces bonhommes de pailles (quand on feuillette la presse locale on les voit en photo), certaines personnes n’hésitent pas à utiliser ce type de personnage pour annoncer les fêtes du cru, du style Les moissonneuses cross.

Pour rester dans le même ordre d’esprit, laissez aussi égarer vos yeux sur les haies qui entourent les maisons. Parfois votre regard va en croiser en forme d’animaux imaginaires, proches des dessins animés japonais tel Mon voisin Totoro ou encore des bonhommes bien naïfs.

C’est à la fois simple et humoristique. Les propriétaires qui taillent leurs haies ainsi, laissent échapper une petite note de fantaisie : c’est très gentil, comme geste, pour le regard des passants.

Parmi les créateurs en haies humoristiques, soit l’art topiaire, il y a M. Joseph Le Bail qui habite au Faouet dans le Morbihan (56). Ancien vendeur de chaussures, aujourd’hui à la retraite, Joseph a taillé des haies dans son jardin devant sa maison typiquement bretonne, qui ont des formes d’ animaux humoristiques (+ d’une vingtaine ), de chaises, d’avions , sans oublier la Tour Eiffel.

Autours des haies, il a installé des outils agricoles, des personnages comme des épouvantails, taillé un long totem en bois, récupéré divers objets (machine à écrire, tondeuse, sceau) où il a écrit des mots (fatigué, repos, …). Il a aussi fabriqué une petite fontaine avec son pont, un moulin, un nain de jardin. Enfin, ne reculant devant rien, Joseph à mis dans ses arbres une horloge, des sabots, une tronçonneuse, un vélo, un oiseau en bois. Il doit passer beaucoup de temps à s’en occuper car son jardin est très propre, les haies sont bien taillées et les fleurs très jolies à regarder. Depuis 30 ans, M. Le Bail s’amuse à étonner les passants qui ne peuvent pas louper cet étonnant jardin qui domine le quartier.

Comme vous l’avez sûrement remarqué, notamment au travers des photos qui illustrent l’article, les thèmes que l’on retrouve dans les œuvres ont souvent trait au quotidien, aux moyens de locomotion et aux personnalités connues que l’on voit à la télévision. Le point commun de tous ces artistes bruts bretons, c’est qu’ils croquent la pomme (à cidre) à pleines dents. Ils commencent une seconde jeunesse : celle du retraité après une vie au travail souvent difficile, car manuelle et sans horaires. Ils étonnent leur entourage avec leur nouvelle passion artistique. Car l’artiste en milieu rural n’est pas toujours pris au sérieux, ce rôle est plutôt destiné aux gens de la ville ! Ces femmes et ces hommes sont des personnes qui ont trouvé un intérêt pour passer une retraite heureuse. Donc stop à l’ennui et en avant toute pour le travail en plein air !

Texte et photos : Paskal Julou (Larsen) - Novembre 2002 (mise à jour : mars 2006)

(1) L’association L’Abri existe pour la sauvegarde de l’art brut en Bretagne. Dirigée par Patricia Allio, une fille très dynamique, l’asso a fait en 2001 à Dol de Bretagne une superbe expo « L’art brut à l’abri ». C'est là que j’ai découvert les sculptures Jean Grard. A cette occasion l’Abri a édité un catalogue très intéressant que vous pouvez vous procurer à cette adresse : Association L’Abri, Le Rocher aux Bœufs, 35120 Epiniac. En mars 2006, en hommage à Jean Grard, une exposition organisée par L’Abri a eu lieu à Bruz. Un catalogue « L’Art brut déplacé » a été édité aux Editions Apogée (apogee.rennes@wanadoo.fr )

Deux autres lieux signalés par le fanzine Zon'Art : les grandes sculptures en bois d’André Morvan dans la cour du bar Le Mont Salut à côté de Ploermel sur la route d’Auray à Quiberon (56). En direction de Vannes ou Lorient vous ne pouvez pas les louper. Profitez en pour faire une pause et repartez avec une carte postale du bar. Enfin, Jacques Lucas à l’Essart entre Amanlis et Janze Départementale 777 (Ile-et-Vilaine, 35) qui a fait autour de sa maison, dans les années 70, des sculptures proches du style de Robert Tatin. Malheureusement cette œuvre n’est pas achevée, mais une atmosphère particulière hante ce lieu…Attention, il faudra arpenter de nombreuse petites routes !
Zon'Art est un excellent fanzine : web : http://zon.art.free.fr - email : zon.art@free.fr

BONUS : L’Univers du poète ferrailleur est un petit musée d’automates crée par Robert Coudray. Pas vraiment art brut ni singulier, ce musée mérite tout de même le détour. Le poète ferrailleur, Villa Stéphant à Lizio (56) Tél : 02.97.74.97.94

2 galeries qui proposent dans leurs expos quelques oeuvres en art brut/singulier :
Galerie Maison 1932 : 12, rue bel-air-Kersell, 29350 Moelan sur Mer - Tél : 02.98.71.13.50
Home’Art : 9, route de Kervélégan, 22700 Perros-Guirec - Tél : 02.96.23.27.64 / home-art@wanadoo.fr

Enfin, pour rappel, 2 lieux classiques en art brut : les falaises sculptées de l’Abbé Fouré à Rotheneuf (35), pas très loin de chez M. Louis Ame, et Robert Tatin à Cossé le Vivien en Mayenne (53).

auteur : Paskal Larsen - pjulou@free.fr
interview publiée le 26/03/2006

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